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École nationale des chartes

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19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris – tél. : +33 (0)1 55 42 75 00

Mémoires et documents

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(notices bibliographiques et prix de vente)

88
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. XII : 1865-1869, par Laure Dalon


Couverture du
          numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871. Ce volume, préparé par Laure Dalon, est consacré à la période 1865-1869. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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87
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. VIII : 1845-1849, par Sybille Bellamy-Brown


Couverture du
            numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871. Ce volume, préparé par Sybille Bellamy-Brown, est consacré à la période 1845-1849. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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86
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. VII : 1840-1844, par Dominique Massounie


Couverture du
              numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871. Ce volume, préparé par Dominique Massounie, est consacré à la période 1840-1844. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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85
Bulla, Legatus, Nuntius

Études de diplomatique et de diplomatie pontificales (XIIIe-XVIIe siècle)
par Bernard Barbiche


Couverture du
                numéro. Dans ce volume sont reproduits vingt-cinq articles publiés par l'auteur de 1962 à 2002 sur la diplomatique et la diplomatie pontificales du XIIIe au XVIIe siècle. Le rapprochement de ces textes dispersés dans vingt-deux périodiques ou recueils différents, français et étrangers, vise à mettre en lumière des facteurs de continuité et des évolutions qui sont parfois occultés par les barrières chronologiques (1198, 1415, 1483) artificiellement érigées pour satisfaire à des exigences didactiques. Les contributions ainsi regroupées - essais de synthèse et études érudites de première main - sont réparties en deux sections : La chancellerie pontificale au Moyen Age et La diplomatie pontificale à l'époque moderne. Un index général facilite la consultation de l'ouvrage.

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84
Le sanctoral de l'office dominicain (1254-1256)

édité par Anne-Elizabeth Urfels-Capot


Couverture du
                numéro. À la croisée de la liturgie et de l’hagiographie, les lectures des matines retenues pour les fêtes des saints sont à la fois reflet et vecteur d’une image de la sainteté. L’exemple dominicain mérite d’autant plus de retenir l’attention que l’ordre des Prêcheurs, né pour répondre aux aspirations nouvelles d’un monde en pleine mutation, s’est voulu médiateur des grâces reçues, jusque dans le domaine d’une sainteté proposée en modèle de vie. Accordant à la liturgie une place centrale dans leur vie religieuse, les Prêcheurs attachèrent une grande importance à son unification. Accomplie en 1254-1256, sous la direction du cinquième maître de l’ordre, Humbert de Romans, celle-ci fut aussitôt fixée dans les quatorze livres de la liturgie dominicaine, dont le lectionnaire de l’office et son sanctoral. Le manuscrit apographe de ces textes, dit le « Prototype », est parvenu indemne jusqu’à nous : il est aujourd’hui conservé aux Archives générales de l’ordre, au couvent Sainte-Sabine de Rome, sous la cote XIV L 1. L’édition et l’étude du sanctoral appellent l’attention, non seulement des liturgistes, mais plus largement des historiens des savoirs médiévaux, sur la technique des citations et de l’emploi des sources ainsi que sur l’originalité dans la composition même du lectionnaire – étonnante pour le XIIIe siècle.

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83
Hiérarchies sociales & ennoblissement

Les commissaires des guerres de la Maison du roi au XVIIIe siècle
par Samuel Gibiat


Couverture du
                numéro. Modèle accompli du « bourgeois gentilhomme », le secrétaire du roi est demeuré l’archétype de la réussite sociale en France au siècle des Lumières.

Par delà l’anoblissement juridique, les commissaires des guerres de la Maison du roi relèvent d’un autre modèle d’ascension de la bourgeoisie vers la noblesse, celui de l’« ennoblissement », conçu comme l’assimilation d’un mode de vie et de valeurs aristocratiques, dans la recherche d’une fusion avec la société militaire. Officiers de plume chargés des revues de subsistance des troupes, les commissaires des guerres se situent, en effet, à un carrefour social privilégié, au confluent de la noblesse et du tiers état, à la charnière des sociétés civile et militaire.

Étayée par un remarquable dictionnaire prosopographique, l’étude proposée ici rend compte des aspirations convergentes de ce groupe au recrutement hétérogène, en appréhendant ses composantes sociales, économiques et culturelles, en elles-mêmes mais aussi au sein des hiérarchies des différentes élites. La Maison du roi forme, à cet égard, un excellent microcosme du second ordre et donne un exemple frappant de la transposition étroite de la hiérarchie sociale au sein de la hiérarchie professionnelle.

Ne laissant qu’une place très réduite à la formation de dynasties et excluant toute endogamie professionnelle, cette élite de second rang formait le creuset d’une dynamique sociale lente, où la réussite de l’ascension était conditionnée par la stratégie matrimoniale des familles et restait étroitement tributaire de la fortune héritée.

Ainsi le parcours séculaire de ces cent sept familles, d’« hommes nouveaux » pour la plupart, invite-t-il à enrichir mais aussi à nuancer la définition triomphante du bourgeois gentilhomme, telle qu’elle avait été façonnée sur le modèle si emblématique du secrétaire du roi.

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82
Histoire et géographie d'un mythe

La circulation des manuscrits du De excidio Troiae de Darès le Phrygien (VIIIe - XVesiècles)
par Louis Faivre d'Arcier


Couverture du
                numéro. Parmi les versions de la guerre de Troie existant au Moyen Âge, le De excidio Troiae de Darès le Phrygien occupait une place de choix. En témoignent l’abon­dance de la tradition manuscrite conservée, le grand nombre d’allusions faites alors à cet opuscule latin de l’Antiquité tardive et toutes les utilisations du texte, que ce soit dans des chroniques latines ou dans des œuvres en langue vernaculaire comme le Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure. Or la pléthore de sources elle-même semble avoir nui à la recherche historique : aucune étude exhaustive des manuscrits de cette histoire de Troie n’a été réalisée ; aucune édition n’est parue depuis celle de 1873, pourtant défectueuse. Cet ouvrage entend combler une lacune en fournissant à l’éditeur à venir les éléments d’une réflexion renouvelée et consolidée. C’est dans cet esprit que plus de deux cents témoins de la tradition – textes et manuscrits médiévaux – ont été recensés, qu’une très grande part des manuscrits ont été collationnés, qu’un stemma codicum est proposé, ainsi qu’une réévaluation des familles.
Plus largement, il s’agit ici d’ouvrir des pistes de recherche pour qui s’intéresse à la circulation des textes et à la littérature « antique » du Moyen Âge, et de contribuer à une meilleure compréhension de la culture historique du public médiéval.
Louis Faivre d’Arcier, archiviste paléographe (2000), est conservateur du patrimoine, chef du service des Archives du ministère de la Justice.

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81
Étudier et vivre à Paris au Moyen Âge

Le collège de Laon (XIVe - XVe siècles)
par Cécile Fabris


Couverture du
                  numéro. L’étude des collèges a participé au renouvellement des connaissances sur l’Université au Moyen Âge, qui bénéficie désormais de questionnements plus diversifiés. Mais les monographies restaient rares, en particulier pour les « petits collèges » alors que l’étude de ce type d’institution ouvre une voie prometteuse. La maison des écoliers de Laon – établissement sous tutelle de l’évêque de Laon – fait partie aux XIVe et XVe siècles de ces établissements parisiens de taille moyenne, sans rôle politique particulier, tournés essentiellement vers leur mission universitaire et la gestion du patrimoine qui leur permet de la remplir. Le cas de ce collège est d’autant plus intéressant que l’établissement peut être considéré comme emblématique, malgré sa taille – ou peut-être grâce à elle. Son exemple permet d’envisager l’organisation interne, la place dans l’Université, et plus largement dans la société parisienne, d’un établissement-type parmi les « petits collèges ». Cet ouvrage aborde la maison des écoliers de Laon sous ses différents aspects. Sans délaisser l’analyse de l’organisation institutionnelle, il envisage aussi la vie intellectuelle et économique de l’établissement. L’approche prosopographique éclaire quant à elle sa structure sociale. Cette étude, en se voulant exhaustive, propose ainsi une compréhension globale de l’histoire du collège.

La très belle étude de Cécile Fabris va bien au-delà de la classique monographie locale. Elle est une pierre – et de la plus belle qualité – apportée à une grande entreprise historiographique, celle d’une histoire en plein renouvellement des systèmes d’enseignement et de la sociologie des populations « lettrées » dans la France de la fin du Moyen Âge et de l’Ancien Régime (extrait de la préface de Jacques Verger).

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80
Le formulaire d'Odart Morchesne

dans la version du ms BnF fr. 5024
édité par Olivier Guyotjeannin et Serge Lusignan, avec le concours des étudiants de l'École des chartes et la collaboration d'Eduard Frunzeanu


Couverture du
                    numéro. Achevé au plus tard au début de 1427, le formulaire d'Odart Morchesne, ici édité dans la version la plus proche de l'auteur, est riche de quelque 270 modèles d'actes que les notaires et secrétaires du roi de France pouvaient être amenés à composer. Aucun recueil n'était jusque-là parvenu à ce degré de pertinence et de variété dans le choix des textes, aucun n'avait encore organisé la matière de façon aussi efficace et structurée. De fait, la compilation de Morchesne forma le socle d'un grand nombre de formulaires postérieurs, puis, au début du XVIe siècle, du Grand stille officiel de la chancellerie. Sa capacité de séduction ne tient pas qu'à son efficacité, mais aussi au double souci de l'auteur de livrer des matériaux d'une actualité immédiate, autant que des formules éprouvées ; il fait pénétrer de plain-pied dans l'écritoire du notaire du roi en même temps que dans les années troubles du « royaume de Bourges ».
Le recueil de Morchesne a un autre atout : il se veut un outil d'apprentissage et de transmission d'un savoir-faire, dans le contexte d'une réorganisation de la chancellerie royale loin de ses bases parisiennes. Pour ce faire, il agrémente la plupart de ses modèles d'actes de copieux commentaires, qui entendent transmettre tout le savoir rédactionnel, juridique, institutionnel qui à la fois éclaire et conditionne la conception et la recevabilité des actes royaux. Le recueil offre ainsi une occasion rare de saisir sur le vif le jeu du droit et des institutions monarchiques comme le dialogue entre les sujets, le roi et ses clercs.

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79
L'empereur et les arts

La liste civile de Napoléon III
par Catherine Granger


Couverture du
                      numéro. Si la liste civile, allocation créée en France en 1790, devait à l'origine principalement permettre au souverain de pourvoir à ses dépenses personnelles et à celles de sa maison, elle eut bien d'autres utilisations, permises par l'importance des sommes versées. Napoléon III eut ainsi chaque année à sa disposition plus de trente-quatre millions de francs. Il choisit de les consacrer à des domaines variés, logement social, expériences agricoles, fouilles archéologiques, travaux d'architecture, achats d'œuvres d'art. L'étude de la liste civile éclaire à la fois l'action et la personnalité du souverain. Elle permet en particulier de reconstituer les acquisitions de tableaux et de sculptures faites par l'empereur et l'impératrice et la gestion de la dotation (palais, musées impériaux) dont ils avaient la jouissance et la charge.

Elle constitue donc une source essentielle pour comprendre la politique artistique de Napoléon III et connaître les collections de la famille impériale. L'analyse des différents chapitres de la liste civile permet de définir les dépenses de nature artistique et d'évaluer leur importance, donnant les clefs d'une critique fine et érudite de l'idée généralement répandue selon laquelle Napoléon III n'avait ni goût ni intérêt pour les arts. En se fondant sur des sources variées (inventaire dit du domaine privé, archives des musées, du ministère de la Maison de l'empereur, mémoires, correspondances, revues généralistes ou spécialisées) et un important corpus d'œuvres d'art, l'ouvrage met en perspective l'action spécifique de la liste civile dans le domaine artistique, mais aussi révèle le sort des collections des souverains après la chute du régime. Il porte un éclairage nouveau sur le Second Empire et le rôle personnel de la famille impériale, tout en complétant ce que l'on connaissait déjà des rapports entre le pouvoir et les arts au XIXe siècle.

Voici un livre qui fera date dans l'historiographie des politiques artistiques du XIXe siècle. […] La compréhension du processus décisionnel qui conduisit à la définition et à la mise en œuvre du gouvernement artistique du second des Napoléonides manquait, en effet, jusqu'à ce que Catherine Granger en entreprît l'étude (extrait de la préface de Jean-Michel Leniaud).

ouvrage publié avec le concours de la Fondation Napoléon et de la Société de l'École des chartes

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78
Une image de l'Orient au XIVe siècle.

Les Mirabilia descripta de Jordan Catala
par Christine Gadrat


Couverture du
                      numéro. Certaines époques ont été plus propices que d'autres aux rencontres et aux échanges entre l'Asie et l'Europe ; les XIIIe et XIVe siècles en font partie. Jordan Catala de Sévérac est de ces voyageurs-explorateurs, de ces missionnaires envoyés par une papauté soucieuse de répondre à son devoir d'évangélisation du monde. Parti pour la Chine en 1321, il s'arrête finalement en Inde. Revenu ensuite à Avignon, où le pape Jean XXII le nomme évêque de Quilon, il écrit son récit, les Mirabilia descripta, avant de reprendre la route. Dans ce texte, conservé par un unique manuscrit, Jordan Catala s'attache à évoquer une très grande partie du monde connu à son époque, de l'Italie à la Chine et à l'Indonésie, sans oublier l'Afrique. Ce qu'il écrit, parfois très brièvement, permet de dégager ses conceptions géographiques. L'Inde, ou plutôt les trois Indes, selon le schéma traditionnel, tiennent la plus grande part du récit. Davantage qu'un récit de voyage ou qu'un rapport de mission au pape, il s'agit d'un recueil de mirabilia, dans la lignée d'une longue tradition littéraire. Les Mirabilia descripta présentent de nombreuses analogies avec les récits d'autres voyageurs, mais ils s'en distinguent aussi sur plusieurs points, à commencer par le grand intérêt porté par Jordan aux animaux et aux plantes.

Cet ouvrage se veut un tour relativement complet du « dossier » Jordan Catala, en revenant tout autant sur son œuvre écrite, les Mirabilia descripta et les lettres qui lui sont attribuées, que sur tout ce que l'on sait de lui par ailleurs. Jordan est sans conteste un personnage majeur dans l'histoire des missions et de la connaissance du monde : son apport est essentiel pour tout ce qui concerne l'Inde. Il était donc non moins essentiel d'en proposer une nouvelle édition et une traduction en français, afin de le rendre accessible au public.

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77
Saint André

Culte et iconographie en France (Ve-XVe siècles)
par Charlotte Denoel, préface de Michel Pastoureau


Couverture du
                        numéro. Frère de Pierre, André fut le premier apôtre à abandonner sa profession de pêcheur sur le lac de Tibériade pour suivre Jésus-Christ. Après la Dispersion des apôtres, les Actes apocryphes d'André rapportent que celui-ci évangélisa l'Asie mineure et une partie de la Grèce, avant d'être crucifié à Patras, sur les ordres du proconsul Égée, vers l'an 60. En France, la ferveur dont André faisait l'objet se traduisit par une large diffusion du toponyme Saint-André. Le culte de cet apôtre connut son apogée au XVe siècle, lorsque les ducs de Bourgogne, désireux d'asseoir les fondements de leur état, l'exploitèrent à des fins politiques et adoptèrent pour emblème l'instrument de son martyre, une croix en forme de X.
L'iconographie constitue un autre témoignage, non moins probant, de l'importance de la dévotion que suscitait saint André au Moyen Age. Contrairement à celle du Christ, la croix de saint André a longtemps revêtu dans les images des formes et des positions variées, avant de prendre définitivement l'aspect d'un X au XVe siècle.
De nature complexe, les transformations qui ont affecté la croix de saint André dans l'art illustrent bien la manière dont le culte, mais aussi d'autres facteurs, en particulier politiques, pouvaient intervenir au Moyen Age dans la fixation des caractères iconographiques d'un saint.

Grâce à la belle étude de Charlotte Denoël, une partie des silences de l'historiographie est aujourd'hui comblée, et la diffusion du culte, de la légende et de l'iconographie de saint André dans la France médiévale, beaucoup mieux connue. Il faut d'autant plus s'en réjouir qu'il s'agit là du premier travail d'une jeune chercheur, sa thèse de l'École des chartes, et qu'il révèle déjà toutes les qualités d'une historienne confirmée. Pour le mener à bien et cerner les différents aspects du culte et de l'iconographie de saint André, Charlotte Denoël a dû en effet s'aventurer sur des terrains très variés : patristique, hagiographie, liturgie, toponymie et anthroponymie, histoire politique et dynastique, héraldique, codicologie et bien sûr iconographie et histoire de l'art. Elle l'a fait avec une grande maturité, prouvant notamment qu'elle était à l'aise aussi bien avec les textes — et des textes parfois très ardus — qu'avec les images. Cela n'est pas fréquent et mérite d'être souligné. (extrait de la préface de Michel Pastoureau).

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76
Michel Chamillart

Ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV
par Emmanuel Penicaut


Couverture du
                          numéro. Né en 1654, mort en 1721, Michel Chamillart fut, à la fin du règne de Louis XIV, le principal collaborateur du grand Roi. Simple conseiller au Parlement de Paris, il obtint l'amitié du monarque, qui encouragea son ascension : intendant de Rouen puis intendant des finances, Chamillart fut nommé contrôleur général des finances en 1699 et secrétaire d'État de la guerre en 1701 : il cumula alors, pendant près de huit années, les deux charges qu'avaient occupées Colbert et Louvois à la génération précédente. Mais, fait presque unique dans les annales du règne, une disgrâce subite mit fin, au mois de juin 1709, à cette brillante carrière et Chamillart tomba rapidement dans l'oubli, au point de faire pâle figure face à ses deux glorieux prédécesseurs.

Bien au-delà d'une simple biographie de ministre, le livre d'Emmanuel Pénicaut permet au lecteur de mieux connaître un monde qui a disparu, et qui, tantôt fascine par son éclat, tantôt inquiète par sa violence. Grâce à une maîtrise exceptionnelle de ressources documentaires originales et diverses, grâce à une inlassable curiosité et à une remarquable perspicacité, l'auteur [nous fait] découvrir bien des facettes de la société française et de son dynamisme, l'organisation même de l'État et ses lentes réformes, les mille nuances de la pratique politique dans le cadre monarchique, les détours de la Cour de Louis XIV. (extrait de la préface de Lucien Bély).

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75
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. VI : 1835-1839, par Béatrice Bouvier et Dominique Massounie


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                            numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871.
Ce volume, préparé par Béatrice Bouvier et Dominique Massounie, est consacré à la période 1835-1839. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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74
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. V : 1830-1834, par François Naud


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                              numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871.
Ce volume, préparé par François Naud, est consacré à la période 1830-1834. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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73
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. IV : 1826-1829, par Béatrice Bouvier et François Fossier


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                                numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871. Ce volume, préparé par Béatrice Bouvier et François Fossier, fait suite au t. III et est consacré à la période 1826-1829. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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72
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. III : 1821-1825, par Béatrice Bouvier et François Fossier


Couverture du
                                  numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871.
Ce volume, préparé par Béatrice Bouvier et François Fossier, fait suite au t. II et est consacré à la période 1821-1825. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix et envois de Rome.

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71
Frédéric Godefroy

Actes du Xe colloque international sur le moyen français
réunis par Frédéric Duval


Couverture du
                                    numéro. Le Xe colloque international sur le moyen français célèbre le centenaire de la publication du dixième et dernier volume du Dictionnaire de l'ancienne langue de Frédéric Godefroy. Faisant fi des jugements négatifs hérités du XIXe siècle, il est l'occasion d'une analyse résolument critique et dépassionnée. Comprendre les méthodes, les principes, mais aussi les errements et les contingences qui ont présidé à la réalisation du dictionnaire est, en effet, essentiel, si l'on veut éviter les pièges qu'il nous tend et en tirer le meilleur. En s'interrogeant sur leur propre utilisation du Godefroy, les auteurs nous livrent un mode d'emploi détaillé de cet instrument indispensable à l'intelligence des textes de langue d'oïl. Ces Actes ne s'adressent pas aux seuls lexicographes et lexicologues. Ils rendront service à tous les lecteurs du Dictionnaire, en les guidant à travers ces milliers de pages qu'ils manipulent sans penser à la formidable aventure du « galérien de la lexicographie » qui les a patiemment rédigées. Ils apprendront, par exemple, que le FEW n'a pas intégré toutes les données du Godefroy et trouveront ici de quoi compléter le Dictionnaire grâce à l'identification des mots précédés d'un astérisque enregistrés dans son abrégé.

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70
Grandeur et misère du patrimoine

d'André Malraux à Jacques Duhamel (1959-1973)
par Laurent Xavier


Couverture du
                                      numéro. Dans le décret fixant les attributions du nouveau ministre des « affaires culturelles », André Malraux écrivit : « Le ministère a pour mission d'assurer la plus vaste audience au patrimoine culturel de la France » (JO du 26 juillet 1959).
Or, aux yeux de certains historiens de l'architecture et de l'urbanisme, la période qui s'étend de 1958 à 1973 n'aurait pas bonne presse : ce seraient les « années du béton », celles des « grands ensembles », celles de la « rénovation » urbaine.
Comment la rue de Valois, héritière de cent trente ans de tradition administrative dans la gestion des monuments historiques, a-t-elle pu concilier son devoir de conservation avec son soutien délibéré aux avant-gardes ? Dans la France des Trente Glorieuses où triomphait l'esprit de modernité, quelle attitude pouvait-elle adopter face à l'héritage des siècles passés ?
Pour répondre à ces questions, Xavier Laurent fait émerger trois axes prioritaires de découverte :

  • Comment les monuments historiques, les sites et l'archéologie se sont-ils inscrits dans la vision politique culturelle d'André Malraux ?
  • Comment reconstituer le lien entre urbanisme et architecture ainsi qu'entre modernité et patrimoine ? Xavier Laurent examine cette difficile synthèse à la lumière d'exemples précis.
  • Enfin, l'auteur a choisi de mettre en lumière le fil conducteur de ce qui tend à élargir peu à peu le champ du patrimoine.
En traitant ces questions avec un grande élégance, l'auteur court à l'essentiel, mais non sans s'appuyer sur de larges fouilles à travers des archives concrètes récemment exhumées, comme il sied à un chartiste.

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69
Études sur l'ancienne France

offertes en hommage à Michel Antoine
textes réunis par Bernard Barbiche et Yves-Marie Bercé


Couverture du
                                      numéro. Michel Antoine s'est depuis longtemps imposé comme l'éminent spécialiste du règne de Louis XV et de l'histoire des institutions de l'âge moderne. Sa formation initiale de chartiste imprègne fortement son œuvre servie par ses qualités de clarté, son esprit de méthode. Il était dès lors légitime que l'École des chartes, dont l'un des programmes de recherche porte sur l'histoire de l'État et des élites lui rende hommage en publiant le présent recueil d'articles. Trente historiens ont accepté d'apporter leur contribution à cet ouvrage où sont représentés non seulement les principaux thèmes chers à notre confrère mais aussi, par les auteurs, les principales institutions et associations auxquelles il a appartenu ou avec lesquelles il a collaboré.

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68
Le cinéma français et les écrivains

Histoire d'une rencontre (1906-1914)
par Alain Carou


Couverture du
                                      numéro. La relation particulière qui existe, en France, entre le cinéma et le monde littéraire débute très tôt dans le XXe siècle, dès les premiers balbutiements de la fiction dramatique et de l'exploitation moderne en salles. Le premier acte se joue au tribunal : soutenus par leurs confrères, plusieurs auteurs plagiés intentent un procès à des acteurs de l'industrie cinématographique, pour obtenir que celle-ci se trouve soumise aux principes de la propriété artistique. Parallèlement, des initatives voient le jour, qui se proposent d'associer les écrivains à un renouveau de la production. à la suite de la fameuse société du Film d'Art, lancée à grands renforts de publicité, mais victime des contradictions de sa politique de prestige, plusieurs sociétés font rapidement de l'adaptation et du scénario d'écrivain une institution à part entière du cinéma français. cependant, la corporation des lettres s'enrichit d'une figure nouvelle : celle du scénariste.

Le Cinéma français et les écrivains, histoire dune rencontre s'appuie sur de nombreuses sources inexploitées : publications juridiques, archives d'écrivains, de sociétés de production, archives de la société des auteurs... Il croise les approches culturelle, économique, sociale et juridique pour retracer des rapports qui furent d'emblée denses et distants à la fois. Par-delà, il tente de cerner la mutation culturelle engendrée par le développement du cinéma, phénomène cultruel de masse d'un genre nouveau, dès avant 1914. Moment où s'amorce, comme en miroir de l'essor économique, une réflexion sur la spécificité du nouveau média.

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67
La chapelle royale de Versailles sous Louis XIV

Cérémonial, liturgie et musique
par Alexandre Maral


Couverture du
                                        numéro. Traditionnellement associée à la fête profane de cour, Versailles fut aussi le cadre d'une véritable « religion royale », dévotion publique du souverain et mise en scène d'une conception sacrale de la monarchie. Dans un cadre matériel défini par cinq chapelles successives, les deux corps chargés du service divin à la cour, celui des officiers ecclésiastiques de la Maison du roi et, affectés à la desserte permanente du lieu, les Lazaristes, célébraient quotidiennement un grand nombre de cérémonies, dont la plus éclatante demeure la messe en musique du roi. Le panorama de la vie quotidienne à la chapelle royale de Versailles constitue ainsi une clef supplémentaire pour mieux comprendre les méandres de la société de cour et pour dépeindre plus précisément le portrait religieux de Louis XIV, cerné jusque dans sa sensibilité artistique et musicale. Version remaniée d'une thèse de doctorat, cet ouvrage entend préserver une vision d'ensemble de la chapelle royale, dont tous les aspects, si divers au regard de l'histoire de l'art, de la musicologie, de l'histoire des institutions ou de l'histoire culturelle, ne forment en définitive qu'une seule réalité.

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66
Mazarin et l'argent

Banquiers et prête-noms
par Claude Dulong


Couverture du
                                        numéro. Depuis plus de trois siècles, l'enrichissement du cardinal Mazarin n'a jamais cessé de susciter curiosités et polémiques. Qu'il se soit enrichi, le fait est indéniable, et ce livre montre par quelles voies. Mais il rappelle aussi que tous les ministres du XVIIe siècle ont édifié des fortunes. Ils se devaient de faire preuve de magnificence pour la gloire du maître qu'ils servaient. On attendait d'un ministre, à plus forte raison d'un cardinal, qu'il brillât par sa maison et son train, sa clientèle et sa table ouverte, son mécénat et ses collections. La solidarité n'était pas moins naturelle : en même temps que le ministre faisait participer ses parents à sa réussite, il les employait au service du roi. Enfin et surtout, son propre crédit devait aider au besoin les finances de l'État : à partir de 1635, dans sa lutte contre la Maison d'Autriche, la monarchie vécut en fait d'expédients et s'en remit au « gens d'affaires » pour faire face à des dépenses bien supérieures à ses ressources ordinaires. Les dérives étaient certes inévitables, mais les revers de fortune ne l'étaient pas moins, dès que la position politique du ministre était menacée : sous la Fronde, Mazarin vit sombrer une grande part de ses revenus, et seul le rétablissement de la paix civile lui permit de réparer ses pertes. C'est à travers le rôle des intermédiaires révélés par les archives - trois banquiers et deux prête-noms - que Claude Dulong a choisi d'éclairer le système mis en place par Mazarin pour se financer tout en finançant l'État. Un système qui, par quels qu'aient été ses vices, permit de mener à bien une guerre et de sauver le trône du jeune Louis XIV. Le présent ouvrage est conçu comme le complément du Mazarin que Claude Dulong a publié en 1999.

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65
La musique à la cour de François Ier

par Christelle Cazaux


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                                      numéro. Le règne de François Ier fait figure d'âge d'or de la Renaissance française. Mais bien que le goût du Valois pour les beaux-arts et son rôle de mécène aient maintes fois retenu l'attention des historiens, la musique est singulièrement restée en marge de leurs considérations. L'époque de François Ier est pourtant celle des débuts de l'imprimerie musicale, de l'apogée de la chanson française dite « parisienne » et de l'émergence d'une musique instrumentale indépendante des modèles vocaux préexistants. La musique est omniprésente dans la vie de la cour : des baptêmes aux obsèques, des entrées royales aux réceptions de princes étrangers, à la messe comme dans les bals et autres divertissements. Pour ce faire, le roi recrute chantres, copistes, fifres, trompettes, hautbois, saqueboutes ou violons, mais aussi cornets, luthistes, violistes... Il s'attache quelques-uns des plus grands compositeurs ou virtuoses de son temps : si les noms de Claude de Sermisy, Sandrin ou Albert de Rippe sont aujourd'hui moins familiers que ceux de Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, Rosso ou Primatice, ils n'en sont pas moins célébrés par Marot, Saint-Gelais, Baïf ou Ronsard. À partir des documents d'archives et de témoignages de cette époque, ce livre nous invite à découvrir qui sont et d'où viennent les musiciens de François Ier, comment fonctionnent les différents corps musicaux de la cour - la Chapelle, l'Écurie et la toute nouvelle musique de la Chambre -, enfin quelle place la musique tient dans les petits et les grands évènements du règne.

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64
Yolande de Bar

Droit et politique au XIVe siècle
par Michelle Bubenicek


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                                        numéro. Dame de haut lignage, Yolande de Flandre, comtesse de Bar et dame de Cassel (1326-1395), a longtemps souffert d'une historiographie embryonnaire et contradictoire qui donnait d'elle l'image réductrice d'une femme violente et autoritaire. L'exceptionnelle richesse des documents qui la concernent, de l'espace flamand aux marches lorraines, permet de réviser ce jugement caricatural. C'est en effet un examen patient et attentif des sources qui a permis de réaliser le présent ouvrage, moins une biographie du personnage que l'analyse des conditions de gouvernement qui furent celles de la dame en tant que veuve régente indépendante puis remariée, comme des luttes spectaculaires qu'elle eut à mener pour tenter de conserver, de gérer et de transmettre selon ses vues un patrimoine foncier d'importance stratégique, se veut ainsi une contribution à l'étude des cadres juridiques, politiques et géographiques du pouvoir princier. Elle illustre aussi un modèle fort complexe de construction de l'État : loin de la légende noire à laquelle elle a donné naissance Yolande n'est autre qu'une femme de pouvoir audacieuse, dont l'autonomie d'action n'est bientôt plus compatible avec les progrès fulgurants de la monarchie.

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63
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. II : 1816-1820, par Catherine Giraudon


Couverture du
                                        numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871. Ce volume fait suite au t. I, consacré à la période 1811-1816. Il publie les procès-verbaux des séances hebdomadaires de l'Académie des beaux-arts et celui de la séance publique annuelle, de même que le registre dans lequel sont consignées les décisions relatives aux différents concours du grand prix de Rome. La lecture du texte est facilitée par plusieurs index : noms de personne et de lieu, concepts, entrées du dictionnaire des beaux-arts de l'Académie, sujets du concours du grand prix, envois de Rome. Une préface explique les conditions dans lesquelles l'Académie a passé le cap de l'année 1815, en transformant ses statuts et en se renouvelant. Une modification réglementaire a concerné le concours du grand prix, en introduisant le concours de paysage historique. Achille-Etna Michallon (1796-1822) en a été le premier lauréat. Parmi les futurs grands artistes sélectionnés par l'Académie, on peut encore citer le musicien Fromenthal Halévy, élève de Cherubini.

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62
Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle

actes du colloque de Paris (23-25 septembre 1998)
édités par Ghislain Brunel, Olivier Guyotjeannin et Jean-Marc Moriceau


Couverture du
                                          numéro. En rouvrant les pistes lancées par Marc Bloch dès 1929, les Actes du colloque de Paris (23-25 septembre 1998) ont procédé à l'examen comparatif des différents types de registres et de plans qui fournissent, au Moyen Âge comme à l'époque moderne, une description parcellaire de la propriété du sol. Au-delà de la typologie et de l'évolution propre aux « terriers », la rencontre a porté sur la place de la source dans l'ensemble du dispositif seigneurial et sur son exploitation méthodologique, en histoire sociale comme en histoire agraire. De l'utilisation traditionnelle de ces documents fonciers aux possibilités qu'offre l'informatique pour le traitement des données et la cartographie régressive, c'est le métier de l'historien ruraliste qui apparaît ainsi en plein renouvellement.

Avec des contributions de Jean-Loup Abbé, Denise Angers, Annie Antoine, Valérie Bauchet-Cubadda, Jacques Beauroy, Philippe Béchu, Serge Bianchi, Bernard Bodinier, Walter Brunner, Nicolas Carrier, Pierre Charbonnier, Sylvain Clavaud, Rita Compatangelo-Soussignan, Etienne Delabre, Jean Duma, Jean-Marie Duvosquel, Gabriel Fournier, Florent Hautefeuille, Thomas Jarry, Marie-Thérèse Lalaguë-Guilhemsans, Gilbert Larguier, Yvonne-Hélène Le Maresquier-Kesteloot, Elvis Mallorquí Garcia, Fabrice Mouthon, Sylvain Olivier, Pierre Portet, Florian Stalder, René Verdier, Valentine Weiss.

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61
Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts

publiés sous la direction de Jean-Michel Leniaud
t. I : 1811-1815, par Agnès Goudail et Agnès Giraudon


Couverture du
                                            numéro. Les procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts constituent une contribution essentielle à l'histoire des institutions artistiques françaises au XIXe siècle. Entre 1937 et 1943, Marcel Bonnaire, secrétaire administratif de l'Académie des beaux-arts, publiait en trois volumes une édition des procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1810, offrant ainsi aux historiens de l'art un précieux outil. C'est cette entreprise que Jean-Michel Leniaud, professeur à l'École des chartes et directeur d'études à l'École pratique des hautes études, se propose de poursuivre, avec l'objectif de couvrir les années 1811 à 1871.
Ce premier tome, réalisé par Agnès Goudail et Catherine Giraudon, propose une édition critique des procès-verbaux manuscrits entre 1811 et 1815 et éclaire les débats artistiques qui ont marqué la fin du Premier Empire, dans toutes les disciplines (peinture, sculpture, architecture, gravure, musique...). Bénéficiant d'une annotation érudite et d'une riche bibliographie, il est complété par les textes des séances publiques et les états de la classe des beaux-arts pour les cinq années.

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60
L'amour des livres au siècle des Lumières

Pierre Adamoli et ses collections
par Yann Sordet, préface de Daniel Roche


Couverture du
                                              numéro. Qu'est-ce qui dicte la convoitise pour une édition incunable de Boccace, un pamphlet calviniste, un bestiaire manuscrit enluminé, un traité d'architecture de la Renaissance illustré de gravures sur bois ?

S'appuyant sur l'exceptionnelle richesse des archives laissées par le Lyonnais Pierre Adamoli, figure de la bibliophilie provinciale du XVIIIe siècle, archéologue, amateur de numismatique et de curiosités naturelles, ce livre nous convie à l'examen de la constitution, des objets et de la destination d'une collection de bibliophile dans la France des Lumières. Il propose ainsi, à la faveur d'une étude précise de la relation entretenue entre un collectionneur et ses objets, des réponses aux questions que pose la bibliophilie en tant que phénomène historique.

Celle-ci se révèle une pratique cohérente, régie par un système de valeurs et d'exigences qui fondent l'univers esthétique et moral du collectionneur autour de la notion centrale de rareté. Sollicitant diverses instances - le marché du livre de seconde main, l'édition , les bibliothèques institutionnelles et privées, les réseaux de l'érudition et de la curiosité -, elle se montre aussi soucieuse de sa légitimité.

Le mérite, la chance de Yann Sordet, c'est de nous faire découvrir cette activité complexe, cette appréhension singulière du livre sans lesquelles les lecteurs d'aujourd'hui et le monde des professionnels du livre ne seraient pas ce qu'ils sont. (Daniel Roche).

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59
Invention et conformisme dans l'écriture médiévale

actes du colloque de Saint-Quentin-en-Yvelines (14-16 juin 1999)
dir. Michel Zimmermann


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                                                numéro. Écrire au Moyen Age… Écrire dans une autre langue que la sienne, placer ce qu'on écrit sous l'autorité d'un autre, accumuler les remplois et en faire le tissu d'une œuvre, s'attribuer un texte que l'on n'a pas écrit… Écriture collective, écriture emboîtée, simple maillon d'une œuvre continue : autant d'attitudes créatrices qui apparaissent aujourd'hui insolites et s'opposent à notre conception moderne de l'auteur, responsable conscient et identifié d'une création originale. Analysant le processus de la création médiévale à la seule aune de l'originalité, le soumettant aux catégories tranchées d'auteur, de plagiaire ou de faussaire, invoquant sans plus de précision une école, un atelier ou un scriptorium, les historiens se sont laissé longtemps emprisonner dans un anachronisme et une subjectivité qui ont obscurci la genèse et influencé jusqu'à l'édition des œuvres.

Diverses recherches actuelles conduisent à réintégrer les emprunts dans leur qualité d'héritage revendiqué, comme le faux dans sa dignité de témoin ; on étudie désormais pour lui-même le processus présidant aux remplois, à l'usage des citations ; on pressent plus largement la richesse qui pourrait découler de l'analyse des concepts de création et d'autorité. Les développements récents de la recherche érudite rencontrent certaines reformulations théoriques de la critique littéraire actuelle qui reposent les questions du sujet, de la narration et de la réception des œuvres. Au-delà d'études dispersées et de champs disciplinaires étanches, il est utile de dégager les convergences, de susciter et de nourrir un dialogue.

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58
Sully à travers l'histoire

Les avatars d'un mythe politique
par Laurent Avezou, préface de Bernard Barbiche


Couverture du
                                                  numéro. Sully est mort en 1641. Mais un personnage public peut connaître bien des disparitions et des renaissances, suivant les sollicitations ou les désaffections du moment. C'est une histoire rêvée à travers les âges autour de la figure du ministre et compagnon de Henri IV qui est retracée ici, dans son alternance de temps forts et d'éclipses.
Du manieur de finances orgueilleux, insensible et généralement détesté par ses contemporains à l'apôtre de la paix universelle offert en modèle aux ministres du siècle des Lumières et célebré avec emphase au théâtre et dans les Salons de peinture, du précurseur éclairé des physiocrates à la caution ruraliste du régime de Vichy, les avatars de Sully sont multiples et souvent contradictoires.
L'ensemble forme l'histoire non d'un homme mais d'un rôle historique, et plus précisément du type accompli du « second rôle ». Sans l'habit sombre de Sully, le panache blanc de Henri IV n'aurait pas le même eclat. A travers ce couple mythique, on voit comment se récrit sans cesse l'Histoire, au gré des aspirations des hommes.

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57
La vie musicale à Strasbourg sous l'empire allemand

1871-1914
par Myriam Geyer, préface de François Lesure


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                                                    numéro. La musique a toujours occupé une place de choix en Alsace et Strasbourg a beaucoup contribué à nourrir, au fil des siècles, cette image d'une province « terre de musique et de chant », caractérisée par le multiconfessionnalisme, les influences croisées de la France et de l'Allemagne et l'importance du mouvement associatif. Loin de faiblir, la vie musicale à Strasbourg gagne en intensité, en variété et en éclat entre 1871 et 1918, grâce à la création d'institutions municipales (orchestre symphonique, théâtre-opéra, société de musique de chambre et de choeur), à l'extraordinaire vitalité du monde orphéonique, au renouveau de la musique dans l'Église catholique et protestante (Choeur de Saint-Guillaume, cécilianisme), et au passage dans la ville de formations et de musiciens réputés (Concerts Colonne, Richard Strauss, Camille Saint-Saëns, Brahms, etc.), notamment lors des fêtes musicales d'Alsace-Lorraine.
Au-delà des témoignages de contemporains et des critiques de presse, les riches archives de fonctionnement des institutions musicales, les rapports municipaux et les programmes de concert ici examinés permettent de faire le point sur une période troublée de l'histoire culturelle alsacienne à l'époque de l'annexion à l'Empire allemand en vertu du traité de Francfort (1871). La vie musicale à Strasbourg, élevée au rang de capitale du Reichsland Elsass-Lothringen, a-t-elle été un instrument au service de la politique de germanisation menée par les représentants du pouvoir impérial sous la pression de nombreux immigrés allemands ? Telle est la question à laquelle s'efforce de répondre Myriam Geyer dans un exposé qui porte une attention particulière aux moyens d'action offerts et aux limites imposées par les autorités de tutelle, à l'identité et à la personnalité des animateurs, au contenu des répertoires musicaux et au comportement du public avec, en toile de fond, l'évolution de la vie musicale strasbourgeoise dans l'environnement musical européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Enfin, ce travail, en retraçant la genèse d'institutions encore bien vivantes aujourd'hui, a le mérite de mieux faire connaître des musiciens alsaciens que la postérité n'a guère retenus en dehors du cadre local : Franz Stockhausen, Ernest Munch, François-Xavier Mathias, Marie-Joseph Erb, etc. Il est aussi l'occasion de rappeler les activités strasbourgeoises souvent méconnues de Hans Pfitzner, d'Otto Klemperer ou encore de Wilhelm Furtwängler.

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56
La passion du cinéma

Cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929
par Christophe Gauthier, préface d'Emmanuelle Toulet


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                                                      numéro. Tôt dans le siècle, le cinéma a acquis un statut culturel singulier. Mais si les approches historiques ont jusqu'ici mis en exergue le film, les conditions de production ou encore les auteurs, l'histoire culturelle du spectacle cinématographique n'en participe pas moins d'une histoire du goût et des pratiques instituées par ces admirateurs du septième art que l'on a baptisés cinéphiles. Ce livre en retrace la généalogie. Il évoque également le processus de légitimation d'un spectacle regardé de prime abord comme populaire.
Tout au long de ce qui fut la dernière décennie du Muet, la passion du cinéma est, en effet, devenue un objet aux multiples enjeux où se croisent des visées politiques artistiques et patrimoniales : cénacles cinéphiles, revues spécialisées, salles "d'avant-garde" érigent pour le cinéma une histoire et une grammaire autonomes, ils élaborent de nouvelles conditions de réception du spectacle cinématographique autour d'une sociabilité unique - en rupture avec les pratiques culturelles héritées du siècle précédent - dont les ciné-clubs sont l'emblème.

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55
Le comte d'Argenson (1696-1764)

Ministre de Louis XV
par Yves Combeau, préface de Michel Antoine


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                                                        numéro. Des trois membres de la famille de Voyer d'Argenson qui ont exercé des responsabilités ministérielles sous Louis XV, le comte Marc-Pierre d'Argenson restait le moins connu. Pourtant, une brillante carrière administrative et politique lui donna à quarante-six ans la dignité de ministre d'État et le secrétariat d'État de la Guerre , alors que la France était engagée dans le conflit de la succession d'Autriche. Dès lors, il eut avec le roi quinze années de relations constantes, pendant lesquelles Louis XV conçut une amitié véritable pour ce ministre d'un caractère séduisant, d'une vive intelligence et d'un entier dévouement - avant de le disgracier soudain en 1757.
Yves Combeau le remet en lumière grâce à une enquête très étendue, notamment dans les archives de la famille d'Argenson, accessibles depuis peu. Il retrace une vie, raconte une carrière ballottée par les flux et reflux de la politique et des intrigues de cour, dresse le portrait social d'un administrateur issu de la noblesse d'épée, et dépeint une figure morale et intellectuelle qui dément la réputation, faite à d'Argenson par les historiens, d'animateur du mythique "parti dévot".
En faisant cheminer le lecteur en compagnie du comte d'Argenson, à la cour, dans l'administration et dans le gouvernement de la monarchie, il lui apporte des connaissances neuves sur la personne de Louis XV, sa conception de son autorité et ses méthodes de travail, sur la personnalité et le cercle de Marie Leszcynska, sur la gestion d'un grand apanage et, naturellement, sur l'activité d'un secrétariat d'État, celui de la Guerre, en temps de paix comme dans les conflits européens. Sous des éclairages et des aspects variés, ce sont les années les plus fécondes du règne de Louis XV qui revivent ici.

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54
Entre Bossuet et Maurras

L'antiprotestantisme en France de 1814 à 1870
par Michèle Sacquin, préface d'André Encrevé, avant-propos de Philippe Boutry


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                                                          numéro. En ce temps où l'œcuménisme est plus fréquent que l'affrontement entre chrétiens, on oublierait volontiers les anciennes polémiques. Or, il faut se rendre à l'évidence : au siècle dernier, catholiques et protestants brandissaient plus souvent l'invective, voire l'anathème, que le rameau d'olivier. L'antiprotestantisme fut même l'un des ressorts permanents du débat intellectuel.
Le clergé catholique a entrepris, à partir de la Restauration, un vaste effort de reconquête de la société et de l'État ; au même moment, les protestants se découvraient, eux aussi, le devoir de convertir la France. D'où l'éclosion d'une vive controverse. Si la polémique puise d'abord largement ses thèmes à la tradition du Grand Siècle, elle dénonce également dans la Réforme, selon la formule de Joseph de Maistre, un "sans-culottisme de la Religion", et dans les sociétés bibliques d'Angleterre ou de Genève, un complot de l'étranger contre la religion nationale.
Quittant le champ théologique pour se muer en mythe politique, face à un ennemi qui finit par se confondre avec le spectre menaçant du monde moderne, l'antiprotestantisme assume une triple dimension idéologique, historique et politique, et devient comme "la répétition générale de l'antisémitisme". On quitte le royaume de Bossuet pour entrer déjà dans le monde de Charles Maurras.

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53
Une bibliothèque humaniste au temps des guerres de Religion

Les livres de Claude Dupuy, d'après l'inventaire dressé par le libraire Denis Duval (1595)
par Jérôme Delatour, préface de Bruno Neveu, introduction de Dominique Bougé-Grandon


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52
Justice et religion en Languedoc au temps de l'édit de Nantes

La chambre de l'Édit de Castres (1579-1679)
par Stéphane Capot, préface de Bernard Barbiche


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                                                            numéro. Les chambres de l'Édit qui, entre la fin du XVIe et la fin du XVIIe siècle, ont été chargées de juger en dernier ressort les procès impliquant des protestants n'ont guère retenu l'attention des historiens. La chambre de Languedoc, créée dès 1579, fixée à Lisle-sur-Tarn puis à Castres en 1595 (et enfin à Castelnaudary en 1670), a siégé pendant exactement un siècle, jusqu'à sa suppression en 1679, à la veille de la révocation de l'édit de Nantes. Comme les chambres de l'Édit de Guyenne et de Dauphiné, la juridiction languedocienne était mixte, composée à parties égales ("mi-partie") de magistrats catholiques et protestants.
Le livre de Stéphane Capot est d'abord une étude modèle d'histoire des institutions, qui reconstitue les structures, le personnel et le fonctionnement d'un organisme original. C'est aussi une étude sociale, qui offre un aperçu nouveau d'un milieu d'élite, caractérisé par l'émergence de dynasties dans le cadre insolite d'une ville moyenne siège d'une juridiction souveraine.
Surtout, il met en évidence la collaboration pacifique des magistrats, qui contredit l'image relativement conflictuelle que les chambres de l'Édit ont laissée dans l'historiographie. Au-delà, il souligne la cohabitation généralement harmonieuse des deux communautés religieuses, qui se traduisit de manière spectaculaire en 1670, quand plusieurs membres du clergé cathédral signèrent une pétition pour le maintien de la chambre à Castres. Au XVIIe siècle, en effet, c'est la chambre qui faisait vivre la ville. Et seules les pressions extérieures, l'hostilité des états du Languedoc et les nécessités de la politique religieuse de Louis XIV, ont pu faire tomber une juridiction qui avait aussi bien rempli le rôle pour lequel elle avait été créée, celui d'une institution de paix.

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Les derniers maîtres des requêtes de l'Ancien Régime (1771-1789)

Dictionnaire prosopographique
par Sylvie Nicolas


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                                                              numéro. Depuis le Moyen Âge, le corps des maîtres des requêtes de l'Hôtel du roi n'a cessé de tenir, sur des modes divers, un rôle majeur dans le fonctionnement de la monarchie en France. Sylvie Nicolas nous présente dans ce dictionnaire les derniers de ces officiers, ceux qui ont été recrutés depuis 1771 jusqu'à la veille même de la Révolution. Pour chaque personnage, on trouvera ici des renseignements biographiques : état civil, carrière, oeuvres publiées, etc., mais aussi généalogiques : origine de la famille, degré de noblesse, parents, épouse, beaux-parents, enfants et beaux-enfants, liens de parenté avec d'autres personnages, célèbres ou figurant par ailleurs dans le dictionnaire...
L'existence de ces maîtres des requêtes s'articule autour de la Révolution et permet ainsi de mener une étude du sort des milieux dirigeants à travers les bouleversements politiques et sociaux subis par eux depuis 1789. Au reste, les derniers maîtres des requêtes recrutés par Louis XVI furent à peine au service de l'ancienne monarchie. Cependant, tel était alors, au-delà des vicissitudes de l'Histoire, le prestige séculaire de certains titres et de certaines fonctions, que le Conseil d'État comprit quarante maîtres des requêtes dès son institution en l'an VIII ! Et, de tous ces destins diversement mouvementés, certains, entamés sous Louis XV, ne s'achevèrent que sous Napoléon III.
Ce dictionnaire constitue un ouvrage de base et de référence pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire d'une certaine élite, à l'évolution de la fonction publique et des structures de l'État aux XVIIIe et XIXe siècles.

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50
Pomponne de Bellièvre (1529-1607)

Un homme d'État au temps des guerres de Religion
par Olivier Poncet, préface de Bernard Barbiche


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                                                                numéro. Dans la longue lignée des grands serviteurs de la monarchie française à l'époque moderne, Pomponne de Bellièvre occupe une place singulière. Successivement conseiller au parlement de Chambéry, ambassadeur en Suisse puis auprès du roi de Pologne, surintendant des finances, président au parlement de Paris, représentant de la France à la conclusion de la paix de Vervins avec l'Espagne, enfin chancelier de France, ce juriste de formation, qui fut aussi un des négociateurs favoris de Catherine de Médicis et de Henri III durant les guerres de Religion, fit preuve d'une polyvalence exceptionnelle pour un homme de robe de son temps. Seule sa défaite finale face à son rival montant Sully, permet d'expliquer l'obscurité où il est à tort resté jusqu'au XIXe siècle.
Maillon principal d'une saga familiale commencée dans l'entourage des archevêques de Lyon au XVe siècle et terminée dans la banqueroute totale en 1675, Pomponne de Bellièvre témoigne, par sa vie d'homme privé, de comportements où l'attachement à la terre et la force des liens de parenté et de clientèle tiennent une place fondamentale.
L' "irréprochable serviteur de cinq rois" illustre extraordinairement, par son destin d'homme d'État, au sens plein du mot, l'histoire du royaume de France, du règne de Henri II à celui de Henri IV.

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49
Le chartrier de l'abbaye prémontrée de Saint-Yved de Braine

édité par les élèves de l'École nationale des chartes, sous la direction d'Olivier Guyotjeannin


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                                                                  numéro. Collégiale castrale fondée par les seigneurs du lieu, fidèles du comte de Champagne, Notre-Dame-et-Saint-Yved de Braine fut, avec l'assentiment de l'évêque de Soissons, régularisée aux alentours de 1130 avant d'être reprise en main par les Prémontrés entre 1132 et 1135. Célèbre chez les historiens d'art pour son église, témoin des premiers temps gothiques, l'abbaye prémontrée conserva des liens privilégiés avec les seigneurs de Braine, puis avec la branche capétienne des Dreux qui leur succéda. Elle devéloppa son patrimoine aux alentours, l'étendit aux abords de l'Oise, le structura en « courts », tout en participant activement à l'économie d'échanges. Son histoire, ses relations avec la société laïque, son intégration progressive à un ordre prémontré en devenir sont spécialement éclairées par un cartulaire compilé en 1219-1220, poursuivi jusqu'en 1227, agrémenté de mises à jour ponctuelles jusqu'au début du XVIe siècle. L'analyse et l'édition de ce document riche de près de 180 transcriptions sont complétées de la publication de 22 actes antérieurs à 1250 et conservés par d'autres sources, ainsi que d'autres témoins, dont les extraits inédits d'un obituaire.

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48
L'édition rouennaise et ses marchés (vers 1600-vers 1730)

Dynamisme provincial et centralisme parisien
par Jean-Dominique Mellot, préface de Henri-Jean Martin


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                                                                    numéro. S'appuyant sur une vaste et minutieuse enquête bibliographique et documentaire, Jean-Dominique Mellot s'attache à éclairer avec vigueur un pan souvent ignoré de l'histoire de Rouen : l'essor spectaculaire au début du XVIIe siècle puis l'affirmation, au cours de ce siècle et au-delà, d'une activité éditoriale qui fait de la capitale normande l'un des tout premiers centres français et européens du livre.
Organisés en une communauté touffue d'artisans modestes mais dynamiques et solidaires, les métiers du livre rouennais s'imposent en une époque apparemment défavorable à l'initiative provinciale, époque de ralentissement économique, de resserrement des marchés et de centralisation politique croissante.
Toutefois, en dépit du monopole éditorial dont le pouvoir royal tente de favoriser les libraires de Paris pour contrôler plus facilement la production imprimée, l'édition rouennaise des XVIIe et XVIIIe siècles ne cessera de trouver son public ou plutôt ses publics. Elle se fraiera même, le plus souvent par des voies obliques, le chemin d'un marché parisien en pleine expansion, cultivant ainsi le paradoxe d'un dynamisme provincial nourri des progrès mêmes du centralisme.

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47
Tournois, joutes, pas d'armes dans les villes de Flandre

à la fin du Moyen Âge (1300-1486)
par Evelyne Van Den Neste, préface de Michel Pastoureau


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                                                                      numéro. Nous avons gardé du Moyen Âge peu de souvenirs qui aient aussi fortement marqué les imaginations que celui des joutes et des tournois. Ces fêtes, exaltant les vertus guerrières et chevaleresques, ont été le plus souvent présentées comme un privilège de la noblesse ; or les bourgeois des Pays-Bas méridionaux organisaient aux XIVe et XVe siècles des joutes annuelles célèbres. Le seul nom des fêtes de l'Épinette, à Lille, ou de celles du Forestier, à Bruges, attirait des foules dans les murs de ces cités.
Au-delà des sources littéraires, le plus souvent employées dans ce domaine, les registres de comptes municipaux et ducaux ici interrogés jettent une lumière nouvelle sur le déroulement des fêtes, et d'abord sur leur organisation matérielle. Les archives montrent comment les joutes urbaines deviennent au fil des ans un spectacle raffiné, réglé par une mise en scène rigoureuse et soumis à un rituel toujours plus détaillé.
Cette évolution manifeste en outre un changement essentiel dans le sens même de la fête. Au XIVe siècle, les bourgeois affirmaient par leurs joutes la richesse et l'autonomie de la ville. Au siècle suivant, si les ducs de Bourgogne perpétuent en apparence la tradition, c'est au service de leur propre gloire : la fête illustre la prospérité de leurs nouveaux sujets., sous le signe du "bon gouvernement". Comme l'ont compris, les premiers, les chroniqueurs bourguignons, les réjouissances d'une communauté sont devenues spectacles du pouvoir.

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46
Le chartrier de l'Abbaye-aux-Bois (1202-1341)

Étude et édition
par Brigitte Pipon, préface d'Olivier Guyotjeannin


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                                                                        numéro. Monastère féminin de l'ordre cistercien, l'Abbaye-aux-Bois est fondée en avril 1202 au diocèse de Noyon par Jean II, seigneur de Nesle, et son épouse Eustachie de Saint-Pol. Très vite dotée par la noblesse locale, protégée par les papes et les rois qui lui confirment ses biens et privilèges, l'abbaye développe son patrimoine au cœur de la Picardie, entre les villes de Roye, Péronne et Noyon. Son transfert à Paris en 1654 en fera l'un des couvents les plus aristocratiques de la capitale.
Plus de trois cent cinquante actes sont ici édités ou analysés grâce au fonds des Archives nationales et au cartulaire du XIIIe siècle, longtemps présumé perdu mais aujourd'hui conservé à la Newberry Library de Chicago. Un siècle et demi d'histoire se laisse ainsi découvrir de 1202 à 1341, date d'achèvement de la rédaction du cartulaire. L' "état des biens, revenus et charges " rédigé entre 1231 et 1233 et le "guide des archives " placé en tête du volume en 1341 complètent l'édition et témoignent des nécessités de gestion d'un patrimoine en expansion.

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45
Schneider & Cie et les travaux publics

1895-1949
par Agnès D'Angio, préface de Dominique Barjot


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                                                                          numéro. Marchands de canons rivaux de Krupp, membres des "deux cents familles", archétype du monde des maîtres de forges, voire du patronat français, tels sont les clichés attachés au nom des Schneider. On savait beaucoup moins que Schneider et Cie avaient été, presque dès l'origine, de grands entrepreneurs de travaux publics.
Ce livre reconstruit sur un demi-siècle les étapes du développement de la branche travaux publics de Schneider. Il restitue la physionomie et les ambitions des hommes qui la créèrent et dirigèrent. Il trace, au-delà, le portrait des chefs successifs de la maison Schneider : Eugène Ier, Henry, Eugène II, Charles.
C'est ici, en premier lieu, une contribution nourrie et originale à l'histoire des travaux publics, depuis les activités classiques (ports, chemins de fer) jusqu'aux marchés nouveaux, également investis par Schneider, de l'hydroélectricité, du génie civil industriel ou de l'ingénierie. En second lieu, cette recherche apporte un éclairage nouveau à l'histoire du groupe Schneider dans son ensemble, en décrivant notamment le glissement de l'entreprise sidérurgique vers le groupe financier. Enfin, dans cette ample monographie, c'est plus généralement l'histoire du capitalisme français du premier XXe siècle qui est en question : la mise en valeur des colonies, les heurs et malheurs de l'impérialisme à la française, depuis l'Argentine et le Chili jusqu'en Chine par l'Égypte et la Russie, et le rôle central que jouent dans cette histoire les rapports complexes, les intérêts étroitement imbriqués de la grande industrie, de la banque et des pouvoirs publics.

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44
L'industrie de la soie en Bas-Languedoc

XVIIe-XVIIIe siècles
par Line Teisseyre-Sallmann


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                                                                            numéro. Tous les contemporains se sont accordés pour saluer le succès de l'industrie de la soie à Nîmes aux XVIIe et XVIIIe siècles comme un événement considérable et original au sein du monde manufacturier français. L'antique cité, petite ville de la Renaissance et de la Réforme, était devenue l'un des grands centres industriels du royaume au siècle des Lumières.
La prospérité des fabriques de soieries et de bonneterie s'est accompagnée de la constitution d'un large réseau économique. Nîmes est au cœur d'un véritable bassin industriel, où les Cévennes occupent une place de choix : bassin d'approvisionnement, de main-d'œuvre, de production, de commercialisation, de pouvoirs. Et la plus grosse part des produits nîmois est destinée à l'exportation, comme les luxueux bas "à la péruvienne", réservés aux dames de Lima et de Mexico.
À travers l'exemple du Bas-Languedoc, par l'étude des procédés techniques, de l'organisation des fabriques et de leurs débouchés, l'auteur s'interroge sur la place de l'industrie à l'époque moderne, sur la formation et les structures d'un secteur industriel dans une économie à dominante rurale.

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43
Le service des âmes à la cour

Confesseurs et aumôniers des rois de France du XIIIe au XVe siècle
par Xavier de la Selle


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                                                                              numéro. L'importance des gens d'Église dans la société politique médiévale est bien connue. Mais, à côté des clercs présents en nombre dans les institutions royales, il est un clergé de cour dont on soupçonnait l'influence sans en discerner clairement les contours. Serviteurs des âmes du souverain et de son entourage, les confesseurs et les aumôniers royaux ont nécessairement joué un rôle capital dans le développement de la fonction monarchique, dans ce qu'elle a de plus mystique. Au delà de la trame anecdotique et des fondements juridiques de la vie religieuse curiale, ce sont les trajectoires biographiques et les domaines d'influence qui sont ici évoqués sur une longue période. De Philippe Auguste à Charles VIII, confesseurs et aumôniers royaux ont vu leurs contributions spirituelles, administratives et politiques subir une profonde évolution. La fonction curiale devient une fonction d'État. Cette étude est aussi une contribution à l'histoire de la cour médiévale dans sa dimension religieuse, à travers une approche des hommes et des institutions. Elle s'adresse à quiconque s'intéresse à la naissance de l'Etat moderne.

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42
La réunion des musées nationaux, 1870-1940

Genèse et fonctionnement
par Agnès Callu


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41
La Société de construction des Batignolles de 1914-1939 : histoire d'un déclin

par Anne Burnel


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40
Le cabinet des médailles de la bibliothèque nationale, 1661-1848

par Thierry Sarmant


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39
Les cartulaires

actes de la table ronde organisée par l'Ecole nationale des chartes et le GDR 121 du CNRS (Paris, 5-7 décembre 1991), réunis par Olivier Guyotjeannin, Laurent Morelle et Michel Parisse


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38
L'apanage du Comte d'Artois (1773-1790)

par Sandrine Bula


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37
Le cheval à Paris de 1850 à 1914

par Ghislaine Bouchet


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36
La chambre des comptes de Lille

L'institution et les hommes (1477-1667)
par Mireille Jean


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35
L'écriture dans la pensée de la mort en Catalogne

par Dominique de Courcelles


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34
Chartes, sceaux et chancelleries

Etudes de diplomatique et de sigillographie médiévales, 2 tomes
par Robert-Henri Bautier


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33
Les maîtres des requêtes de l'hôtel du roi sous les derniers Valois (1553-1589)

par Maïté Etchechoury


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