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(notices bibliographiques et prix de vente)
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L’estampe au Grand Siècle
Études offertes à Maxime Préaud
En coédition avec la Bibliothèque nationale de France
Textes édités par Peter Fuhring, Barbara Brejon de Lavergnée, Marianne Grivel, Séverine Lepape et Véronique Meyer
L’estampe au Grand Siècle est un recueil d’études dédié à Maxime Préaud, conservateur
général chargé de la Réserve du département des Estampes et de la Photographie
de la Bibliothèque nationale de France, et consacré à son terrain de prédilection, la
gravure européenne au XVIIe siècle. Les contributions de ses émules et amis, élèves
et confrères illustrent la richesse du sujet par une grande diversité d’approches sur
les thèmes les plus variés : armoiries, affiches, frontispices et almanachs, amateurs et
collectionneurs, architectes, orfèvres, peintres, dessinateurs et graveurs, marchands
et éditeurs, ateliers et académies, invention et interprétation, en France, comme
en Flandres, en Hollande et en Italie.
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Mondes en miniatures
L'iconographie du Livre du trésor de Brunetto Latini
En coédition avec la Librairie Droz
Brigitte Roux
Le XIIIe siècle, époque du grand essor des universités, correspond également à l'âge d'or de l'encyclopédisme médiéval.
A côté des textes latins d'un Vincent de Beauvais ou d'un Barthélemy l'Anglais, paraissent les premières encyclopédies en langue vernaculaire dont le Livre du Trésor de Brunetto Latini. Largement diffusé sur plus de deux siècles, cet ouvrage se distingue des exemples latins par son orientation rhétorique et politique. De même, il s'en différencie par le fait qu'il est fréquemment illustré - plus de la moitié des copies -, tant dans la version française, que dans sa traduction italienne.
L'étude comparative des programmes iconographiques révèle les différents centres d'intérêt des commanditaires selon leur origine sociale, linguistique et culturelle. Brigitte Roux étudie l'ensemble de ces exemplaires enluminés et, sur la base de critères iconographiques et stylistiques, regroupe les différentes copies, dont elle livre les notices dans le catalogue des manuscrits illustrés. [examen de la totalité de la tradition du Livre du Trésor permet le repérage de motifs iconographiques constants, en tête desquels figure le portrait d'auteur, ainsi que d'un certain nombre de créations singulières, comme la table des matières enluminée ou l'image du trésor.
Les stratégies d'emprunt, de citation littérale, de détournement ou d'invention à l'ouvre dans cette encyclopédie sont mises au jour, tandis qu'est brillamment décrite la dynamique propre au langage figuratif médiéval.
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Les marges à drôleries des manuscrits gothiques
En coédition avec la Librairie Droz
Jean Wirth, avec des contributions d'Andreas Bräm, Herman Braet, Frédéric Elsig, Isabelle Engammare, Adriana Fisch Hartley, Céline Fressart
Dans la première moitié du XIIIe siècle apparaît un nouveau décor du manuscrit enluminé, appelé au plus grand succès, la marge à drôleries. Des motifs profanes et humoristiques, très souvent animaliers, se multiplient à l’extérieur du texte et de son illustration. Leur présentation se codifie vers 1250 dans les ateliers parisiens, alors centraux de la production du livre universitaire, en épousant une mise en page solidement organisée à partir des lettrines initiales. Ce décor est aussitôt adopté dans les villes du nord de la France et dans les Flandres, ainsi que dans l’Angleterre de l’est. Vers 1300, il se répand dans le sud de la France, en Espagne, en Allemagne et en Italie. Mais, dès le milieu du XIVe siècle, la prolifération des feuillages supplante les drôleries animales ou humaines. Bien que connaissant des résurgences successives jusqu’à la Renaissance, le genre est passé de mode.
Jean Wirth et son équipe de recherche discutent les interprétations existantes et proposent une méthode iconologique adaptée au sujet. Les Marges à drôleries des manuscrits gothiques font l’histoire de la constitution et de l’évolution stylistique du genre, puis de ses principaux ingrédients constitutifs. On montre successivement ce qu’il doit à l’enluminure romane, à l’iconographie de la Bible et du psautier, à l’imitation d’oeuvres d’art antiques et enfin à la littérature profane. La thématique de ce décor, successivement la chasse, les jeux guerriers et pacifiques, la musique, la danse et la jonglerie, le loisir courtois, enfin la satire du système religieux, allant de l’anticléricalisme au blasphème, est étudiée. La présence paradoxale d’un décor marginal indiscutablement profane dans des livres de dévotion, la plupart destinés à des dames de l’aristocratie, est par ailleurs élucidée en partant de ce que l’on sait des commanditaires et des peintres. Les conclusions auxquelles aboutissent alors Wirth et son équipe renouvellent notre connaissance du comportement et de l’idéologie de la noblesse au Moyen Age. Elles nous apprennent également qu’en faisant mettre en image leur mode de vie et leur conception du monde, sur un mode généralement comique, les commanditaires de ces livres ont contribué à l’éclosion d’une iconographie pleine d’avenir dans la peinture occidentale : la scène de genre.
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Prosopographie génovéfaine
Répertoire biographique des chanoines réguliers
de saint Augustin de la Congrégation de France
(1624-1789)
Nicolas Petit
« Génovéfain : on ne sait pas ce que c’est », affirme le Dictionnaire des idées reçues de
Flaubert. Les récents travaux d’Isabelle Brian et d’Yves Breton sur les chanoines
réguliers de saint Augustin de la Congrégation de France – appellés couramment
génovéfains du nom de l’abbaye chef d’ordre, Sainte-Geneviève de Paris – ont éclairci
ce point.
La Prosopographie génovéfaine, répertoire biographique des 5352 religieux qui ont fait
profession dans la Congrégation de France, permet de savoir définitivement « qui »
est génovéfain. Le chercheur y trouvera leur recensement individuel durant toute
l’histoire de la Congrégation de France, de 1624 à 1789. Le catalogue alphabétique est
constitué de notices contenant les éléments essentiels de la vie de chaque chanoine
(naissance, profession, décès, activité lors du décès) et les traits de sa carrière. Les
notices ont été rédigées à partir de sources fort diverses, en partant bien sûr des
documents internes à la congrégation (nécrologes, listes de profès, relations et
recensements), puis de toute autre source manuscrite ou imprimée, jugée fiable. Une
table chronologique et de vastes index permettent l’exploitation sérielle des notices
individuelles. Les génovéfains méritaient le sort des bénédictins des Congrégations de
Saint-Maur et de Cluny, dont les matricules ont été publiées par dom Yves Chaussy.
5
Le budget des cultes
Instrument politique par excellence, le budget de l'Etat possède ses raideurs et ses souplesses. C'est du budget des cultes qu'il est ici question : les gouvernements successifs l'ont mis à disposition des religions concordataires pendant la période 1801-1905. Les crédits que l'Etat leur affecte servent essentiellement à la rémunération du personnel ecclésiastique, mais ils contribuent aussi à faciliter les initiatives lorsqu'ils sont abondants ou à les entraver lorsqu'ils diminuent : ils concernent la création des circonscriptions paroissiales, la formation des séminaristes, l'entretien du patrimoine religieux... Il n'est pas seulement question de catholicisme : le budget sert aussi à favoriser, ou encadrer, les Eglises protestantes, le judaïsme et, en Algérie, l'islam. Un groupe de spécialistes livre ici le résultat de leurs enquêtes.
L'ouvrage comporte en seconde partie la réédition de la classique et introuvable étude de Charles Jourdain, publiée en 1859 : Le Budget des cultes en France depuis le Concordat.
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La collaboration dans la production de l'écrit médiéval
Actes du XIIIe colloque international de paléographie latine
réunis par Herald Spilling
Au-delà de l'image traditionnelle du copiste isolé dans sa chaire solennelle, la production de l'écrit au Moyen Âge a connu des formes multiples de travail en commun, des procédures raisonnées de partage de la fabrication ou de contrôle de qualité, dont la reconstitution n'est possible qu'en faisant parler les indices les plus ténus fournis par le produit fini, livre ou charte.
L'écriture collective, en effet, n'est pas seulement la production/reproduction de contenus textuels à destination d'un groupe défini : c'est d'abord un art visuel et manuel, qui repose sur l'apprentissage et la réplication d'un répertoire formel de lettres, d'images, de scriptoria, des milieux plus larges, comme les communautés universitaires, créeront d'autres procédures, d'autres modes d'échange et d'autres formes pour d'autres types de produits : on connaît surtout le système des textes de références loués « à la pièce » pour servir à la copie simultanée d'exemplaires multiples. Mais des communautés plus discrètes trouveront aussi le moyen de multiplier des textes moins autorisés.
L'enquête codicologique, paléographique et philologique révèle des interventions concurrentes ou successives sur un même texte, de la composition conjointe par deux ou plusieurs « auteurs » à l'adaptation de textes existants, glose, traduction, remaniement : autant de perspectives sur les méthodes changeantes du travail intellectuel. Matériellement, le cas où le même homme peut être auteur, copiste et enlumineur (sans compter la préparation du parchemin ou de l'encre) sont toujours plus rares : la multiplicité des compétences nécessaires suppose le concours, en succession organisée, d'un nombre croissant de personnes. De même, les chancelleries, en s'étoffant, passent de la collaboration informelle avec les clercs d'une église voisine, voire avec le destinataire lui-même, à une production assurée par leur propre personnel, selon une organisation structurée qui laisse sur le parchemin des traces conventionnelles, souvent discrètes et sibyllines. Ces évolutions iront jusqu'à une minutieuse spécialisation, celle qu'on peut observer à la fin du Moyen Âge dans les ateliers commerciaux de librairie, dont les procédures rationalisées seront en partie héritées par les premiers typographes.
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Études d'histoire de l'art offertes à Jacques Thirion
Des premiers temps chrétiens au XXe siècle
éd. Alain Erlande-Brandenburg et Jean-Michel Leniaud avec la collaboration de Xavier Dectot
Les vingt-quatre études ici rassemblées en un recueil par les collègues, amis et élèves de Jacques Thirion veulent exprimer au Maître la reconnaissance et l'admiration de leurs auteurs pour l'éclectisme de ses centres d'intérêt, le faire impeccable et raffiné de ses travaux, la fécondité de son enseignement. Celles et ceux qui ont rassemblé ces études sont conservateurs des bibliothèques, des musées, d'archives ou encore universitaires. Leur geste a tenté d'évoquer l'extraordinaire diversité de la carrière de Jacques Thirion qui, avant de se consacrer à l'enseignement et à la recherche, a fréquenté tous les secteurs du patrimoine.
Du premier art chrétien au début du XXe siècle en passant par le Moyen Âge, la Renaissance, l'époque classique et le XIXe siècle, c'est aussi l'histoire de toute la production artistique française qui est illustrée ici : architecture, sculpture, objets d'art et arts graphiques.
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Le statut du scripteur au Moyen Âge
Actes du XIIe colloque scientifique du Comité international de paléographie latine (Cluny, 1998)
éd. Emmanuel Poulle, Marie-Clotilde Hubert et Marc Smith
Dans le scripteur se reconnaissent les professionnels de l'écriture, du moine copiste au clerc de chancellerie responsable d'une production en série, mais aussi bien ceux qui écrivent dans un cadre privé, et jusqu'au simple "écrivant" capable au moins d'une souscription autographe. Quelles sont les situations qui supposent, nécessitent ou permettent d'acquérir une certaine maîtrise de l'écrit ? Inversement, dans quelle mesure l'écriture détermine-t-elle la place et le rang de ceux qui la pratiquent ?
Un champ aussi complexe qu'ancien est celui de l'écriture institutionnelle, des hommes qui écrivent au sein des structures d'autorité, chancelleries et administrations laïques ou ecclésiastiques, scriptoria cathédraux ou monastiques. Livres et chartes peuvent y être produits conjointement, souvent par les mêmes mains. L'étude paléographique et diplomatique fournit nombre d'éclairages indirects sur des scripteurs souvent anonymes. Peu à peu, on verra même se dessiner des individualités, des carrières, des réseaux.
Le statut du scripteur, c'est aussi sa place dans une tradition entre ceux qui le précèdent et ceux qui le suivent, son rôle face aux textes ou aux méthodes qu'il reçoit et qu'il transmet : la copie ne saurait être un labeur passif. Instrument de pensée et d'action, l'écriture est adaptée en permanence aux besoins de ceux qui la pratiquent. Le statut du scripteur ne saurait être dissocié du statut de l'écrit.
Les usages de l'écrit se multiplient surtout de manière spectaculaire à la fin du Moyen Âge pour les nécessités d'une gestion quotidienne toujours plus complexe. La gestion de l'écrit par l'écrit, enfin, déjà développée dans les archives et bibliothèques du Moyen Âge, deviendra plus sophistiquée que jamais pour faire face à l'explosion de l'imprimé.
Les derniers siècles du Moyen Âge ont aussi vu naître des statuts nouveaux, ceux des copistes laïcs, des professionnels, travaillant dans un environnement urbain, pour les universités, les cours, les églises, les particuliers. Ces professionnels côtoient aussi des copistes occasionnels en nombre croissant, de l'étudiant au cordonnier, sans compter les hommes d'Église.
Le colloque international tenu en 1998 dans l'ancienne abbaye de Cluny a abordé tous ces thèmes sous des angles multiples, de l'étude de cas à la synthèse régionale ou à la coupe diachronique. S'y croisent la paléographie et la codicologie, l'iconographie, l'analyse institutionnelle, l'histoire religieuse, celle des idées et des représentations, pour dessiner un long Moyen Age de l'écrit (jusqu'au XVIe siècle avancé), dans une aire géographique qui englobe une grande partie de l'Europe.
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Autour de Gerbert d'Aurillac, le pape de l'an mil
Album de documents commentés
réunis sous la direction d'Olivier Guyotjeannin et Emmanuel Poulle
La proximité du millénaire de l'an mil incite à prendre une plus exacte connaissance d'une période du Moyen Âge injustement décriée. Et quel meilleur guide trouver que Gerbert, le pape du changement de millénaire ? Moine, abbé, archevêque, pape enfin sous le nom de Sylvestre II, enseignant admiré, conseiller pris dans plus d'une tempête, partenaire actif du changement dynastique de 987, il a dialogué et correspondu avec les puissants et les savants, parcouru bien des routes. De cette destinée peu commune, il reste des témoins multiples qui permettent d'observer une époque, ainsi que le long cheminement d'une légende posthume riche en éléments adventices.
L'album Autour de Gerbert se propose d'introduire à cette étude en livrant un panorama aussi varié que possible de la production documentaire de la fin du Xe et du début du XIe siècle : 55 dossiers, organisés chacun autour d'un document, illustrent le monde qu'a connu Gerbert et celui qu'il a imaginé, les hommes qu'il a côtoyés et les livres qu'il a lus, les prières qu'il a entendues et les savoirs qu'il a illustrés, enfin l'image diffractée qu'a laissée sa vie.
Chaque dossier présente une reproduction du document, suivie de sa transcription et de sa traduction, afin qu'il soit accessible au plus large public, puis un commentaire qui le situe dans son environnement culturel ou politique et suggère une riche interprétation, suivi d'une bibliographie d'orientation. Chaque document a été confié à un historien, universitaire ou chercheur au CNRS, spécialiste du thème abordé : Autour de Gerbert se veut un témoignage suggestif du travail de l'historien et des méthodes d'investigation qu'il met en oeuvre face aux matériaux dont il dispose.