Le diplôme d'Archiviste Paléographe

Depuis sa création en 1849, le diplôme d’archiviste paléographe donne à de futurs fonctionnaires une formation de haut niveau qui les prépare aux carrières de conservateur dans le domaine du patrimoine écrit, graphique et monumental.

La formation, de 3 ans et 9 mois, comprend six semestres de scolarité, mêlant cours et stages dans des institutions de conservation, en France et à l’étranger. Les enseignements à vocation historique et littéraire sont résolument pluridisciplinaires : un élève peut suivre des cours consacrés à des disciplines aussi diverses que l’histoire de l’art, la paléographie et la diplomatique, l’histoire des manuscrits et du livre, l’histoire du droit, les médias contemporains, le latin et la philologie romane, l’archivistique, l’archéologie, etc… Ces enseignements offrent une connaissance critique sans égal des témoignages légués par le passé ou contemporains (textes, images, œuvres d’arts, objets archéologiques…) et constituent un préalable scientifique indispensable aux formations délivrées par l’Institut national du patrimoine (notamment pour la spécialité Archives, mais aussi pour les spécialités Musées ou Monuments historiques et inventaire) ou par l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques.

Le diplôme d’archiviste paléographe implique l’élaboration d’une thèse d’établissement, remise dans les mois suivant la fin de la 3e année et dont la soutenance permet d’obtenir en 4e année le titre d’archiviste paléographe. Cette thèse s’insère dans le cadre d’un programme de recherche plus large, conçu en collaboration avec d’autres établissements universitaires, qui inclut au préalable un mémoire de master 2 et doit déboucher sur une thèse de doctorat.

La formation offre aux étudiants français l’opportunité d’être rémunérés par l’État en tant qu’élève fonctionnaire stagiaire pendant toute leur scolarité et de percevoir un salaire mensuel d’environ 1200 euros.