publié le 17 mars 2011
Journée d’études coorganisée par les Archives nationales et l'École nationale des chartes le mardi 10 mai 2011 aux Archives nationales, hôtel de Soubise.
Aussi peu étudiés pour eux-mêmes que les registres de la chancellerie royale sont célèbres, les registres médiévaux d’enregistrement des actes et/ou lettres des princes voire des seigneurs sont passibles des mêmes grilles d’enquête : naturellement transposable, le questionnaire diplomatique et codicologique largement mis au point par Georges Tessier (étapes de mise au point et inflexions voire abandon ; forme matérielle ; source, sélectivité et qualité des copies ; agents et organisation du travail…) s’enrichit tout aussi naturellement des curiosités récentes sur la mémoire et le rapport à l’écrit (rapports avec les autres séries documentaires, usages et conservation …). Les synchronies sont frappantes ; toutefois, la variété de taille et de structuration des « chancelleries » princières rend l’objet souvent plus tardif, plus ouvert aux influences, parfois plus instable, souvent plus complexe : les frontières peuvent se brouiller entre « registre » d’enregistrement des actes et/ou lettres, sur lequel est centrée la réunion, et registre de conseil, registre de justice, registre de comptes, registre à tout faire, quand ce n'est, cas savoyard extrême, minutier notarial… On propose donc, sans exhaustivité, de procéder pour un certain nombre de cas à un inventaire (des matériaux conservés ou simplement connus, et de leur contenu) en même temps qu’à une analyse des fonctions et usages de l’enregistrement, comme de la circulation de modèles qui s’y donne à voir.
Créations et remodelages
Variétés princières
Variétés seigneuriales