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École nationale des chartes

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19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris – tél. : +33 (0)1 55 42 75 00

Études et rencontres

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(notices bibliographiques et prix de vente)

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Le livre entre le commerce et l'histoire des idées

Les catalogues de librairies (XVe-XIXe siècle)


Couverture du
            numéro. Vitrine du fonds, des assortiments et des livres d’occasion des libraires, les catalogues reflètent l’offre et les stratégies commerciales d’une officine en direction de ses clients, particuliers ou professionnels du commerce du livre. Précieux témoins de la diversité des discours tenus sur le livre, ces catalogues, en général de modeste apparence, doivent souvent leur conservation au détournement de leur fonction toute pratique, dont ils portent souvent la trace, en faveur d’usages bibliophiliques et bibliographiques.
La journée d’étude organisée par l’École nationale des chartes en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, dont ce volume est issu, dresse un panorama européen des études menées sur cette source essentielle de l’histoire du livre, du XVe siècle à la fin du XIXe siècle.

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Le répertoire de l'opéra de paris (1671-2009) Analyse et interprétation

Études réunies par Michel Noiray et Solveig Serre


Couverture du
              numéro. L’Opéra de Paris, loin de l’uniformité qui règne aujourd’hui entre tous les opéras du monde, a longtemps fait cavalier seul : en jouant majoritairement des œuvres anciennes, en se refusant aux langues étrangères, en cultivant jalousement sa propre tradition. Les études réunies ici explorent les principales options qui structurent son répertoire pendant plus de trois siècles : l’ancien et le nouveau, l’équilibre entre opéra et ballet, l’inclusion progressive d’autres genres et d’autres styles, la montée en puissance de la mise en scène. Ce répertoire forme un continent en grande partie englouti, mais il suffit d’en chercher la problématique sous-jacente pour qu’il nous apparaisse sous un jour étrangement familier.

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Les comptes des consuls de Montferrand (1346-1373)

Édités par R. Anthony Lodge


Couverture du
              numéro. Les archives médiévales de Montferrand sont parmi les plus riches du Midi de la France et conservent une série très fournie de comptes en langue d’oc, qui s’échelonnent du milieu du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle. Après avoir édité en 1985 le premier registre (1259-1272), R. Anthony Lodge a entrepris d’éditer les comptes suivants dans la collection « Études et rencontres de l’École des chartes ». Un premier ensemble (1273-1319) a été publié en 2006 ; le présent volume, qui couvre les années 1346-1373, sera suivi d’un troisième contenant les derniers comptes rédigés en occitan d’Auvergne (1378-1385) avant que les consuls n’adoptent, dans leur administration, la langue du roi.

Cette édition livre une source de première importance pour les recherches sur la vie urbaine durant la longue période de crise marquée par la Peste noire et par les premières phases de la guerre de Cent Ans. Les comptes nous montrent les consuls aux prises avec une terrifiante épidémie, les ravages des routiers et une fiscalité ducale oppressive, qui visait davantage des projets de prestige que le bien-être des Montferrandais.

En l’absence d’une norme écrite supra-régionale, la langue des livres de compte offre un reflet fidèle de la mutabilité du dialecte de la Basse-Auvergne, proche à la fois de la langue d’oc des consuls de Saint-Flour et des dialectes d’oïl du sud du Bourbonnais. Dans les interactions entre les gens du pays, le bas-auvergnat reste suprême, mais dans leurs démêlés avec les hommes du duc de Berry, le dialecte des Montferrandais se laisse infiltrer toujours plus par la langue du pouvoir.

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Les sources de l’histoire de France en Russie

Guide de recherche dans les archives d’État de la Fédération de Russie à Moscou (XVIe-XXe siècle)


Couverture du
                numéro. Conçu comme un outil d’accès aux archives conservées à Moscou, relatives à la France et aux Français (XVIe-XXe siècle), ce guide rassemble des informations sur plus de 450 fonds et collections conservés dans onze centres dépendant de l’Agence fédérale des archives. Sans se substituer aux instruments de recherche existants – guides publiés, portails et sites électroniques en ligne, en général en russe – il offre pour la première fois en français une introduction générale aux services d’archives russes et un large panorama de leurs ressources, tant politiques que militaires, littéraires qu’artistiques, scientifiques qu’économiques, sans oublier les archives audiovisuelles. Il a pour objectif premier de permettre aux chercheurs de connaître l’organisation et le fonctionnement des archives russes, de s’orienter et de déterminer les fonds, le plus souvent méconnus, susceptibles de répondre à leurs interrogations. Au-delà, il constitue un corpus de sources françaises qui ouvre de nombreuses perspectives de recherche nouvelles.

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Une histoire de la mémoire judiciaire

études réunies par Olivier Poncet et Isabelle Storez-Brancourt


Couverture du
                  numéro. Si dans la mythologie grecque Clio est bien fille de Mémoire, une histoire de la mémoire judiciaire procède, à l’inverse, de la mémoire à son histoire, de l’Antiquité à nos jours. Associant archivistes, historiens, historiens du droit et juristes, ce volume met l’accent sur les questions d’enregistrement et de mémoire directement induites par l’activité des juges et des tribunaux. De l’écriture aux hommes qui tiennent la plume, de la production des actes aux lieux et aux aléas de leur conservation, de la mémoire judiciaire à ses usages ou à son utilité, trois points de vue convergents sont ainsi privilégiés pour explorer une question aux fortes implications contemporaines : la mise par écrit des actes de la vie judiciaire, la conservation pour « mémoire » des actes, enfin l’exploitation de cette mémoire institutionnelle pour l’écriture de l’histoire et l’apparition éventuelle d’autres formes, parallèles ou concurrentes, de mémoire de la vie judiciaire.

Isabelle Storez-Brancourt, Introduction. — Sophie Démare-Lafont, Écriture et archivage des procès en Mésopotamie. — Olivier Canteaut, Les archives du Parlement au temps des Olim : considérations autour de fragments d’un rôle de 1287. — Philippe Paschel, Le Manuale de Nicolas de Villemer. — Sylvie Daubresse, Le greffe du parlement de Paris à la fin du XVIe siècle : quelques opérations d’autocensure. — Pascal Bastien, Le greffier en tant qu’exécuteur : parole rituelle et mort sans cadavre (Paris, XVIIe-XVIIIsup>e siècles). — Camille Viennot, Du casier judiciaire aux fichiers de police : la mise en mémoire des données en matière pénale. — Alexandre Jeannin, Le greffier durant le haut Moyen Âge : quelle réalité ? — Monique Morgat-Bonnet, Brève histoire des origines médiévales du greffe du parlement de Paris. — Julie Claustre, Naissance d’une mémoire judiciaire : les débuts de la « clergie » du Châtelet de Paris (vers 1320-vers 1420). — Virginie Lemonnier-Lesage, La mémoire judiciaire à Metz à la fin du Moyen Âge : la conservation des jugements des maîtres-échevins. — Isabelle Paquay, Le prince, le maire, les échevins et les clercs, acteurs de la mémoire judiciaire et urbaine. Le cas de la Haute Cour de Namur au XVe siècle. — François Zanatta, Un acteur de la mémoire judiciaire urbaine : le conseiller pensionnaire dans les villes du Nord de la France (XIVe-XVIIIe siècle). — Guillaume Ratel, Le labyrinthe des greffes du parlement de Toulouse, pivot de la pratique à l’époque moderne (1550-1778). — Camille Dégez, La mémoire de la prison : les greffiers de la Conciergerie (Paris, fin du XVIe siècle-milieu du XVIIe siècle). — David Feutry, Sauver les archives, défendre le roi : la remise en ordre des registres du Parlement d’après les papiers du procureur général Joly de Fleury. — Fabrice Mauclair, Greffes et greffiers des justices seigneuriales au XVIIIe siècle. — Hélène Ménard, Ammien Marcellin : l’historien et la « mémoire judiciaire » à la fin du ive siècle après J.-C. — Laurent Jégou, « Qui perd gagne ». La place de l’honneur dans la mémoire judiciaire aux IXe-Xe siècles. — Patrick Arabeyre, Mémoire judiciaire du parlement de Toulouse : le projet de Corpus parlamenteum d’Étienne Aufréri (fin du XVe siècle). — Marie Houllemare, Écrire la justice hors le greffe : la mémoire judiciaire dans la ville, à Paris, au XVIe siècle. — Olivier Caporossi, Naissance d’une mémoire judiciaire d’État : l’œuvre du juriste Francisco de Melgar et la junte royale du Bureau en 1695. — Louis de Carbonnières, Les conséquences juridiques de l’erreur de plume devant le parlement de Paris sous Louis XV. — Émeline Seignobos, L’éloquence : histoire muette d’une autre mémoire judiciaire, des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à nos jours. — Françoise Hildesheimer, Conclusions.

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28
Les halles de Paris et leur quartier (1137-1969)

par Anne Lombard-Jourdan


Couverture du
                  numéro. Comment approvisionner une ville de la taille de Paris ? C’est à cette nécessité que répond le quartier des Halles depuis le XIIe siècle. Ce qui n’était alors qu’un marché né spontanément à l’intérieur du cimetière des Champeaux, à la périphérie de la ville, est peu à peu devenu le poumon économique de la capitale, sous l’effet de la croissance urbaine et des efforts des autorités publiques. Celles-ci n’ont cessé d’aménager les Halles pour mieux les contrôler : construction des deux premiers bâtiments destinés aux marchands par Philippe Auguste en 1183, réforme d’Hugues Aubriot au XIVe siècle, Réformation du XVIe siècle, construction des pavillons Baltard en 1857 et enfin transfert à Rungis en 1969. Ces opérations ambitieuses ne résument cependant pas l’histoire des Halles : le foisonnement, souvent désordonné, de l’activité marchande, l’impuissance à contenir et à organiser cette dernière, l’abandon auquel fut laissé le quartier à certaines époques, à la fin du Moyen âge ou pendant les trois siècles qui précédèrent les aménagements du Second Empire, ont aussi laissé leur marque dans le paysage urbain. épisodes de déclin ou périodes florissantes, ces phases témoignent toutes de l’enfermement auquel furent soumises les Halles et leur activité, au nom de la conception qu’architectes, urbanistes et dirigeants se faisaient d’un marché au cœur de la ville. C’est cette histoire qu’Anne Lombard-Jourdan s’attache à reconstruire dans sa globalité, en suivant les marchands de tous horizons venus alimenter Paris, en décrivant halles, rues, places et étaux au gré des évolutions urbaines, en scrutant les témoignages textuels et iconographiques de la physionomie changeante du quartier. Fruit de trois quarts de siècle de recherche, son ouvrage offre ainsi un panorama éclairant de ce que furent les Halles de Paris.

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La prise de décision en France (1525-1559)

Recherche sur la réalité du pouvoir royal ou princier à la Renaissance


Couverture du
                    numéro. Prendre une décision à la Renaissance relève-t-il du fait du prince ? Si la question semble entendue pour les théoriciens partisans d’un pouvoir incarné par un seul homme, l’expérience vécue par les gouvernements princiers ou royal en France, durant les règnes de François Ier et de Henri II, est sensiblement différente. Le circuit de l’information et des requêtes diverses déborde largement la seule initiative royale. Reconstituer les réseaux, factions, partis, clans, fidélités ou clientèles qui évoluent dans l’entourage du prince restitue une part non négligeable du contexte de la décision. La forme la plus pérenne et la plus apparente de cette dernière découle du pouvoir normatif du roi ou du prince : l’acte royal. Mais toute décision passe-t-elle par un acte ? La croissance de l’appareil d’État, l’obéissance consentie des agents du pouvoir, ne permettent-elles pas dans un grand nombre de cas de se contenter d’une indication épistolaire ? L’institution du secrétaire, qui plonge ses racines dans le XIVe siècle et qui a connu un développement remarquable sous Louis XI, conquiert durant le deuxième quart du XVIe siècle une place inédite au sommet des cercles du pouvoir. Enfin, la réception de la décision offre un dernier angle de vue, essentiel. Étape juridique importante mais non exclusive, la promulgation judiciaire et la réception des décisions prises invite à se pencher sur le contrôle de la décision par les corps et compagnies d’officiers, par les pouvoirs intermédiaires (villes, états provinciaux), par les peuples euxmêmes. Les contributions ici rassemblées apportent un nouvel éclairage sur la société politique de l’État moderne naissant.

OLIVIER PONCET, La prise de décision royale et princière en France, entre 1525 et 1559.—CÉCILE GRANGE, La diplomatique des actes, révélateur de la décision ?—MARIE HOULLEMARE, Relations formelles, relations informelles entre le roi et le parlement de Paris, sous François Ier et Henri II. — CÉDRIC MICHON, Conseils, conseillers et prise de décision sous François Ier. —BENOIST PIERRE, Le clergé de cour et la décision politique dans la première moitié du XVIe siècle.—FRANÇOIS NAWROCKI, Le conseiller favori objet de la décision royale. — ALAIN MORGAT, La décision princière au XVIe siècle. — SYLVIE DAUBRESSE, Les requêtes d’opposition devant le parlement de Paris : deux études de cas (1519-1523). THIERRY RENTET, Le pouvoir des lettres. L’année 1530 et la libération des fils de France à travers la correspondance d’Anne de Montmorency. — GENEVIÈVE GUILLEMINOT-CHRÉTIEN, La diffusion de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539-1542). ROSELINE CLAERR, L’histoire d’une prise de décision les édits des présidiaux (janvier et mars 1552). — PHILIPPE HAMON, Quelques réflexions, en guise de conclusion.

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Philosophie et esthétique dans le Don Quichotte de Cervantès


Couverture du
                    numéro. L’acculturation philosophique par la traduction des textes d’origine grecque et latine ou arabe accompagne la découverte philologique, la découverte de la langue de l’autre et de la langue de soi, l’élaboration esthétique. Les mots, les motifs et les rythmes sont traduits et métamorphosés. Elaborée dans l’Espagne de la première modernité, l’oeuvre majeure de Cervantès, entre plasticité et conceptualité, propose aux lecteurs une belle évidence – evidentia, selon la définition de Quintilien, cet effet poétique de présence associé à la perspicuitas, transparence du texte aisément intelligible, où le signifiant – le mot – s’efface devant le signifié – la chose. Ainsi se déploie une rhétorique de la vision verbale, de l’image verbale ou de la parole imagée, bien propre à susciter à son tour la réflexion, l’émotion, l’interprétation des lecteurs, où se joignent les croyances et les gestes, la foi et les extases, l’angoisse et le plaisir, le mouvement de la pensée. Le livre de Don Quijote, que son auteur affirme avoir traduit en castillan à partir d’un original arabe, permet de façon exemplaire de mesurer comment l’expérience philosophique croise l’expérience esthétique dans la pratique de la langue vernaculaire et les jeux du langage.

D. de Courcelles, Préface. I. La vie philosophique de don Quichotte. — D. de Courcelles, El Quijote. Une vie philosophique. — J.-R. Fanlo, Todo puede ser. Le jeu des possibles dans Don Quichotte. II. L’imagination esthétique. — S. Roubaud, Cervantès, l’aubergiste et les livres. — D. de Courcelles, Les vastes mondes de don Quichotte. — V. Cirlot, Le nuage de poussière, les armées et la tache sur le mur. Pour une critique de l’imagination. III. Don Quichotte et Miguel de Unamuno. — D. de Courcelles, Ennuyeuse immortalité. L’immortalité est un cadavre de papier. — B. Vauthier, Le Manual de Quijotismo de Miguel de Unamuno. Dernier pic d’une trajectoire quichottesque.

Cet ouvrage comporte un index des noms de personne.

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Mémoire des chevaliers

Edition, diffusion et réception des romans de chevalerie du XVIIe au XXe siècle


Couverture du
                    numéro. Ce colloque est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Reims, la Bibliothèque municipale à vocation régionale de Troyes et l’école nationale des chartes. Il s’agissait, lors de ces journées, de donner l’occasion à des chercheurs venus d’horizons divers de s’interroger sur la postérité de ce qu’il est convenu d’appeler « romans de chevalerie ». Les différentes interventions n’ont pas eu pour objet de présenter la survie des textes en eux-mêmes, mais plutôt de mettre en lumière le rôle des intermédiaires, qu’ils aient succombé aux charmes de la réécriture, exploité les avancées de la science philologique ou mobilisé les ressources du monde de l’édition pour la conquête de nouveaux publics.

I. Diu et É. Parinet, Introduction. — F. Vielliard, Qu’est-ce que le « roman de chevalerie » ? Préhistoire et histoire d’une formule. — J.-M. Chatelain, De l’errance à la hantise : la survivance des chevaliers aux xviie et xviiie siècles. — F. Gevrey, Florian et les romans de chevalerie : du périodique au novelliere. — P. Bolognini-Centène, Mme Riccoboni et la transmission du roman de chevalerie à la fin du xviiie siècle. — H. Biu, Paulin Paris et la redécouverte de la littérature médiévale. — U. Bähler, « Chansons de geste » et « romans courtois » ou le spectre de Gaston Paris. — N. Clot, Georges-Adrien Crapelet et la Collection des anciens monumens de l’histoire et de la langue française (1826-1835). — M. Stanesco, Moyen Âge vivant et conscience historique chez Louis de Marchangy. — T. Delcourt, Du Tristan de Tressan à la Nouvelle Bibliothèque Bleue d’Alfred Delvau, les avatars du Tristan en prose. — P. Ménard, L’écriture de Delvau. — A. Corbellari, Le roman arthurien dans l’entre-deux guerres, entre érudition et vulgarisation : de l’édition à l’adaptation, les chemins d’une réévaluation. — A. Renonciat, Splendeurs et misères (1880-1939). — C. Boulaire, Disparitions, survies, trahisons dans la seconde moitié du xxe siècle. — J. Koopmans, Quand les chevaliers se mettent à chanter : l’opéra devant la tradition narrative médiévale. — K. Busby, Conclusion.

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Nature et Paysage

L'émergence d'une nouvelle subjectivité à la Renaissance
études réunies par Dominique de Courcelles


Couverture du
                    numéro. La fin du Moyen Âge et la Renaissance sont un moment essentiel dans l’émergence du sujet en tant qu’auteur rendant compte d’une expérience particulière d’interprétation et/ou d’existence. Les éléments naturels et le paysage ont leur part dans la constitution de cette identité. Les études réunies ici interrogent cette relation entre la nature et la subjectivité, essentiellement à partir des représentations littéraires et au travers de plusieurs axes de réflexion. Comment les éléments naturels sont-ils convoqués pour participer à l’émergence du sujet ? Comment la description subjective de la nature contribue-t-elle à la naissance du paysage ? Quel rôle tient la médiation spirituelle entre l’homme et la nature, œuvre de la création divine ? En fin de compte, à quoi servent les éléments naturels sinon à ce que le sujet se connaisse mieux et se situe par rapport au monde et à l’autre, humain ou divin ?

D. de Courcelles, Avant-propos. De la nature sauvage à la belle nature. — S. López-Ríos, Sobre el bosque y el lobo en la literatura castellana del siglo xv. — C. Yandell, Les roses de Ronsard : humanisme et subjectivité. — P. Desan, Montaigne paysagiste. Le voyage allégorique et la révélation poétique du sujet. — J. C. Conde, Paisaje y sentimentalidad subjetiva en el Siervo libre de amor (y otras ficciones sentimentales). — C. Vecce, émergence du sujet dans le paysage bucolique (Sannazar et Théocrite). — H. J. S. Alves, Le visage de Bernardim Ribeiro et la Jeune Fille au rossignol. — M. Blanco, Les solitudes de Góngora : une poétique du paysage ? De la quête spirituelle à la magie naturelle. — D. Duport, « De pensée joyeuse » ou Le temple de Cupido de Clément Marot. — R. Gorris Camos, « Ses montz trez haultz haulsent notre désir » : Marguerite de Navarre, Peletier du Mans poètes de la montagne. — D. de Courcelles, Mystique et magie naturelle : les paysages mystiques de l’Espagne. La conquête des mondes naturels, pour une nouvelle subjectivité. — T. Conley, Montaigne mnémographe. — L. Boubli, Le Greco et le point d’Archimède : Laocoon ou la perte du monde. — F. Lestringant, Paysages anthropomorphes à la Renaissance. — C. Caillavet, Sacralité d’un paysage andin : de la cosmovision préhispanique à la relecture chrétienne (xve - xviie siècles).

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Les comptes des consuls de Montferrand (1273-1319)

édités par R Anthony Lodge


Couverture du
                    numéro. Les archives médiévales de Montferrand sont parmi les plus riches du Midi de la France et conservent une série très fournie de comptes en langue d’oc, qui s’échelonnent du milieu du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle. Après avoir édité en 1985 le premier registre (1259-1272), R. Anthony Lodge poursuit ici la publication scientifique d’une comptabilité consulaire exceptionnelle, dont l’intérêt est tout autant historique que linguistique.

Cette édition livre une source de première importance pour les recherches actuelles sur la fiscalité urbaine à un moment clé dans la construction de l’État au Moyen Âge, le règne de Philippe le Bel. Au-delà de la vie quotidienne de la « bonne ville » auvergnate, les comptes révèlent ainsi le poids grandissant des gens du roi et de l’impôt royal dans l’administration consulaire.

Située en domaine occitan, la ville de Montferrand n’est guère éloignée des dialectes de langue d’oïl les plus méridionaux. Cette localisation font des comptes un observatoire socio-linguistique idéal pour saisir le clivage entre langues d’oc et d’oïl et son évolution au bas Moyen Âge.

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22
Mémoire & subjectivité (XIVe-XVIIe siècle)

L’entrelacement de memoria, fama & historia
études réunies par Dominique de Courcelles


Couverture du
                    numéro. Si les prouesses des artes memoriae sont celles d’une mémoire artificielle, c’est la memoria, au sens limité d’évocation de faits singuliers ou d’événements, dans la mesure où elle importe à la constitution de la subjectivité, qui a été au centre des travaux de cette journée d’étude. La memoria est un phénomène aussi bien individuel que social. L’écriture accomplit un geste mémorial, lorsque son auteur déclare qu’il favorise ou suscite la mémoire des autres passés ou présents, renommés, fameux, dont il transmet l’histoire, les histoires. En même temps et surtout, l’auteur élabore au présent sa fama tout au long de son œuvre. Entre le livre mémorial et la manière d’agir il y a une constante tension. L’entrelacement de fama, memoria et historia a des implications d’ordre politique, idéologique, subjectif.
Les articles réunis ici visent à examiner, sans prétendre à l’exhaustivité, comment des individus, dans les circonstances les plus différentes, sont amenés à construire leur mémoire et leur identité en racontant l’histoire des autres, qu’il s’agisse de pays, de groupes sociaux, d’hommes et de femmes, en faisant œuvre de création historique, littéraire ou artistique. Renommés en leur temps, ces individus ont parfois été oubliés. Car il y a une vulnérabilité fondamentale de la mémoire, entre l’absence de la chose souvenue et sa présence sur le mode de la représentation.

D. de Courcelles, Introduction. — M. Zimmermann, Christine de Pizan ou la memoria au féminin. — J.-C. Margolin, Mémoire, histoire et survie du « moi » au jugement d’Érasme. — J.-C. Zancarini, La politisation de la mémoire : les « choses dignes de mémoire » chez Machiavel et Francesco Guicciardini. — D. Ménager, L’art de l’ambassadeur : rumeur, mémoire, subjectivité. — D. de Courcelles, Passions de femmes en mémoire, renommée et histoire d’un homme du xvie siècle : les Epistres spiritueles du Bienheureux Jean d’Avila (Paris, 1588). — J. R. Romero Galván, Renommée et mémoire dans la création d’une identité indigène : le cas de la Nouvelle Espagne au début du xviie siècle. — E. Taddia, Histoire d’archives : une célébrité douteuse à Gênes au xvie siècle, au défi des pouvoirs civils et religieux. — E. Bermès, Juan Bautista Dávila : en quête de memoria et fama à travers l’image.

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21
Pratiques philologiques en Europe

études réunies par Frédéric Duval


Couverture du
                      numéro. Comprendre pourquoi chaque pays met en œuvre des pratiques philolo­giques spécifiques, tel était l’objectif de la journée d’étude « Pratiques philologiques en Europe » qui s’est tenue à l’École des chartes le 23 septembre 2005. On y a cherché à mesurer l’incidence de la tradition univer­sitaire, de la langue, du corpus et même de l’histoire politique sur les choix les plus anodins des éditeurs de textes.
Ces actes réunissent des communications portant sur l’édition des textes en allemand médiéval, en ancien et moyen anglais, en moyen néerlandais, en italien médiéval, en ancien et moyen français, ainsi qu’en médiolatin. Chaque contribution constitue une introduction à la philologie du pays et de la langue considérés, mais c’est leur réunion en un seul volume et la structure identique des exposés qui font l’originalité de ces actes. Dressant un panorama des pratiques européennes, ils invitent à engager une réflexion de fond sur la place du choix scientifique dans une discipline où les pratiques héritées sont souvent dominantes.
Ce volume intéressera les philologues confirmés, tout autant que les apprentis éditeurs, qui pourront s’initier aux orien­tations philologiques actuelles et se situer par rapport à elles.

F. Duval, Introduction. — T. Bein, l’édition de textes médiévaux allemands en allemagne : l’exemple de walther von der vogelweide. — L. Carruthers, l’édition de textes en anglais médiéval : remarques sur les pratiques philologiques en angleterre. — L. Jongen, Combien partirent pour Cologne ? L’édition des textes en moyen néerlandais : aperçu historique et problèmes. — F. Zinelli, L’édition des textes médiévaux italiens en Italie. — F. Duval, La philologie française, pragmatique avant tout ? L’édition des textes médiévaux français en France. — D. Poirel, L’édition des textes médiolatins.

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20
Archéologie d'un document d'archives

Approche codicologique et diplomatique des cherches des feux bourguignonnes (1285-1543)
par Patrice Beck


Couverture du
                        numéro. Les dénombrements des feux réalisés au cours des XIVe et XVe siècles par les états de Bourgogne sont bien connus : depuis la fin du XVIIIe siècle, les archivistes en ont réalisé de bons catalogues et les historiens les ont largement exploités en matière de démographie et d’anthroponymie, d’histoire du peuplement et des institutions. Il restait à les étudier en soi, à analyser les conditions tant matérielles qu’intellectuelles de leur élaboration : quelles matières ont été mises en œuvre (papier, parchemin, reliure), par qui et selon quel processus les enquêtes ont été effectuées (commis, itinéraires, nomenclatures), comment est organisée l’information (directives et applications, réglure et mise en page), comment est-elle traitée (feux réels et feux fiscaux, mise d’assiette, collecte) ?

L’étude, à la fois codicologique, diplomatique et quantométrique, de la centaine de registres conservés ouvre bien des perspectives sur les techniques administratives et comptables en usage en Bourgogne à la fin du Moyen Âge et au début des Temps modernes ; elle livre ainsi de précieuses informations sur les concepts et les pratiques gouver­nementales, la politique du prince, la stratégie des représentants aux états, les réactions des populations.

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19
Les cartulaires méridionaux

sous la direction de Daniel Le Blevec


Couverture du
                          numéro. Transcriptions d'actes à des fins juridiques ou économiques, les cartulaires ont été également envisagés, depuis peu, comme des constructions volontaires, révélatrices d'une idéologie, témoignant des systèmes de valeurs à l'honneur dans les milieux qui les ont élaborés. Les études réunies dans le présent volume, attentives aussi bien aux spécificités codicologiques de ces registres qu'au contexte historique qui les a vu naître, montrent en quoi le Midi méditerranéen se distingue, en ce domaine de la production de l'écrit, par une culture juridique et notariale précoce, imprégnée du souci de l'authenticité, et par la diversité des autorités commanditaires, parmi lesquelles se singularisent les seigneuries laïques et les villes.
Si l'image des cartulaires ne sort pas simplifiée de la lecture de tels travaux, le bilan méridional ici dressé permet de l'enrichir grâce à la variété même — mais aussi parfois à la convergence — des approches et à la finesse d'analyse de chaque cas pris comme spécimen.
Sur les phénomènes de mémoire et d'oubli, sur l'instrumentalisation de l'archive au service d'un projet politique ou d'une défense patrimoniale, lorsque la mise en page et la mise en série des chartes procèdent d'une subtile mise en scène, mais aussi sur la perception de l'espace vécu et administré, des perspectives fécondes sont ainsi ouvertes pour donner sens à la rédaction des cartulaires.

D. Le Blévec, Avant-propos. — P. Bertrand, C. Bourlet et X. Hélary, Vers une typologie des cartulaires médiévaux. — A. Venturini, Les cartulaires des anciens évêchés d'Uzès et de Nîmes. — L. Schneider, À propos de l'espace rural durant le haut Moyen Âge méridional : archéologie et cartulaires. — F. Mazel, Cartulaires cathédraux, réforme de l'Église et aristocratie : l'exemple des cartulaires d'Arles (v. 1093–1095) et d'Apt (v. 1122–1124). — P. Chastang, La préface du Liber instrumentorum memorialis des Guilhem de Montpellier ou les enjeux de la rédaction d'un cartulaire laïque méridional. — H. Débax, Un cartulaire, une titulature et un sceau : le programme politique du vicomte Roger II (Trencavel) dans les années 1180. — D. Carraz, Le cartulaire du Temple de Saint-Gilles, outil de gestion et instrument de pouvoir. — M. Zerner, L'abbaye de Saint-Victor de Marseille et ses cartulaires : retour aux manuscrits. — F. Bordes, Les cartulaires urbains de Toulouse (XIIIe–XVIe siècles). — J. Caille, Les « Thalamus » de Narbonne. — J.-L. Lemaitre, Quelques réflexions sur les cartulaires méridionaux. — M. Bourin, Conclusion.

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L'histoire-Bataille

L'écriture de l'histoire dans l'œuvre de Georges Bataille
études réunies par Laurent Ferri et Christophe Gauthier


Couverture du
                            numéro. Polygraphe sulfureux, animateur de revues et de groupes d'écrivains, intellectuel engagé atypique, Georges Bataille a, tout au long de son œuvre, parcouru les genres et les disciplines, touchant tant à la poésie qu'au roman ou à l'essai, abordant la pornographie et la folie comme la philosophie, l'économie et l'art. Que l'École des chartes lui consacrât une journée d'études n'allait pas de soi, tant son ancien élève peut en sembler éloigné par son oeuvre foisonnante et expérimentale. La part que tiennent les sciences sociales et l'érudition dans son parcours littéraire a souvent été éludée au profit de l'érotisme et de la mystique par une certaine critique. Et ses liens avec l'histoire académique ont toujours été ambigus. L'objet de ce recueil n'est pas de redonner une légitimité à Georges Bataille par une ré-appropriation chartiste, mais de s'interroger sur l'« Histoire-Bataille », c'est-à-dire cette écriture relevant de l'expérimentation intellectuelle dont l'histoire constitue une dimension essentielle. Il ne s'agit pas d'une tentative pour faire apparaître l'« érudit » derrière le « penseur » et le « poète ». Plutôt d'observer, dans sa vie et son écriture, comment Bataille a fait oeuvre d'historien, et comment la dimension historique de son oeuvre s'articule avec son engagement esthétique et spirituel.

L. FERRI et C. GAUTHIER, Avant-propos. Bataille parmi les historiens. — L. FERRI, Histoire-Bataille ? — Y.-M. BERCÉ, Bataille et l'histoire des mentalités. — L. DUBREUIL, Projets d'histoire universelle. Groupes et revues. — C. GAUTHIER, Documents : de l'usage érudit à l'image muette. — C. HALSBERGHE, Qui la tête, qui le corps : l'affrontement Bataille- Breton. Histoire, histoires, récit. — P. SAVY, Le Procès dans l'histoire, l'histoire dans le Procès. — O. GUYOTJEANNIN, Entre histoire et document : les annales de la vie criminelle de Gilles de Rais. — J.-C. MONOD, L'histoire avant l'histoire, ou comment Bataille célèbre Lascaux. — D. RABATÉ, Le discontinu du récit. Annexe. — L. FERRI, Présentation. — G. BATAILLE, Éléments pour l'écriture d'une « histoire universelle ».

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17
Commentaires sur la guerre civile de France

De la surprise de Meaux à la bataille de Saint-Denis (1567). Avec un plan d'André Thevet
édition et traduction par Anne Lombard-Jourdan en collaboration avec Marc H. Smith


Couverture du
                            numéro. La bibliothèque municipale de Saint-Denis possède le manuscrit d’un texte latin composé en 1567 par un ecclésiastique italien qui enseignait à Paris, Étienne Vitelli. Intitulé Commentarium de bello civili Gallico pars prior, il rapporte et commente en détail les péripéties de la lutte qui opposa catholiques et huguenots en Île-de-France pendant l’automne de cette année : les ressorts et les acteurs du conflit, l’état de confusion régnant alors à Paris, le déroulement des opérations militaires couronnées par la bataille de Saint-Denis, enfin la mort et les funérailles du vieux connétable Anne de Montmorency. C’est un travail d’humaniste, nourri de style cicéronien et d’allusions à l’histoire romaine, mais aussi un précieux témoignage historique, écrit du point de vue d’un spectateur étranger.

L’intérêt du manuscrit est d’autant plus grand que Vitelli a joint à son récit un grand plan par André Thevet, cosmographe du roi, représentant en détail la ville de Paris et les combats de la plaine Saint-Denis.

Ces documents, publiés ici pour la première fois, apportent un éclairage nouveau à l’histoire de Paris et de l’Île-de-France dans la tourmente des guerres de religion.

Anne Lombard-Jourdan, archiviste paléographe, chef de travaux honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales, est l’auteur de nombreuses études sur l’histoire de Saint-Denis.

Marc Smith, professeur à l’École nationale des chartes, étudie notamment les représentations italiennes de la France à la Renaissance.

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Archives et nations

dans l’Europe du XIXe siècle
études réunies par Bruno Delmas et Christine Nougaret, préface par Yves-Marie Bercé


Couverture du
                            numéro. « Dans l’Europe du XIXe siècle, des virtualités nationales s’affirment et aspirent à une consécration étatique. Chaque instance nationale, reconnue ou émergente, voulait alors se fonder sur une tradition d’histoire, sur une inscription monumentale dans les annales politiques. Cette prétention de mémoire comportait des aspects archivistiques singuliers. La constitution d’archives nationales pouvait ainsi devenir un enjeu politique puissant, représenter une sorte d’attribut de la souveraineté. Les travaux des érudits et des historiens cherchaient à appuyer les écrits des poètes et des politiques. Plus trivialement, les réalités des archives, leur caractère massif ou résiduel, les nécessités de l’administration courante se conjuguaient avec la culture politique pour justifier l’érection de nouveaux lieux du savoir. Cette carte des nouveaux dépôts nationaux pouvait, ou non, se confondre avec celle des États. Chaque projet archivistique suscitait sans doute sa part de transferts, de démembrements, de destructions ou de sauvegardes de fonds d’archives. Des bâtiments médiocres ou solennels, plus ou moins fonctionnels, pouvaient être les traductions architecturales de ces choix. Des conséquences historiographiques en résultaient certainement. L’interaction des enjeux politiques et des évidences matérielles des fonds offraient sans doute plusieurs modèles possibles, selon les conjonctures propres à chaque nation. De nombreuses pistes de recherche sont donc ouvertes : rapports de la chronique archivistique et des histoires politiques nationales, comparaison avec les évolutions contemporaines des autres lieux de savoir (musées, bibliothèques), liens avec d’autres mouvements culturels, influences sur l’écriture de l’histoire et son enseignement, etc. »
Y.-M. BERCÉ

Y.-M. BERCÉ, Préface. – B. DELMAS, Avant-propos – P. NORA, Introduction. Modèles européens d’Archives nationales. P. CADELL, Un pays : deux traditions. Les archives du Royaume-Uni. – A. DROGUET, Les Archives nationales de Suède : un cas atypique dans l’Europe du XIXe siècle ? – D. NALECZ, La protection du patrimoine écrit, miroir de l’histoire polonaise au XIXe siècle – B. MICHEL, Les archives du royaume de Bohême et le nationalisme tchèque au XIXe siècle – J. KOLANOVIC, L’institutionnalisation des archives et la quête de l’identité nationale en Croatie dans la seconde moitié du XIXe siècle. – M. CARASSI, Les archives italiennes et l’unification nationale. – F. LAUX, Origine et mémoire du grand-duché de Luxembourg. Les documents au services de la Nation. B. BARBICHE, Le partage des archives de l’Etat pontifical. – F. HILDESHEIMER, Les “ monuments de l’histoire nationale ”, documents d’archives ou manuscrits de bibliothèques ? – C. JOLLY, Nation, archives et bibliothèques au XIXe siècle. O. GUYOTJEANNIN, Les grandes entreprises européennes d’édition de sources historiques des années 1810 aux années 1860. – J.-O. BOUDON, Un monument de papier à la gloire du Premier Empire : l’édition de la correspondance de Napoléon Ier sous le Second Empire. Musées et conscience nationale. D. POULOT, Les musées d’histoire et la conscience nationale : le cas de la France au XIXe siècle. – A. JAMES-SARAZIN, “ Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ” : 1867, le marquis de Laborde et le musée des Archives. K. POMIAN, Conclusions

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15
François de Dainville

Pionnier de l'histoire de la cartographie et de l'éducation
textes réunis par Catherine Bousquet-Bressolier


Couverture du
                              numéro. François de Dainville se familiarise tout jeune avec les cartons d'archives en compagnie de son père chartiste. Il entre en 1928 dans la Compagnie de Jésus, où il fait ses premières expériences pédagogiques. Son doctorat d'état, qu'il défend à l'aube de la guerre, embrasse les savoirs des géographes humanistes et leur mode de transmission. Dès l'après guerre, il renonce à en publier le troisième volet et élargit ses contacts avec les sciences humaines. Historien de la pédagogie et de la cartographie, il marque ses auditeurs de l'École pratique des hautes études et de l'École des chartes. Il publie des documents inédits qui piquent la curiosité, des ouvrages qui sont de vrais guides de recherche. En 1964, il réalise la première synthèse sur les signes des cartes anciennes et réfléchit à l'élaboration d'un langage pour les atlas thématiques. Les contributions de ce volume témoignent de l'homme, de sa place dans la communauté scientifique et des travaux qu'il a inspirés.

C. BOUSQUET-BRESSOLIER, Introduction : le tribut d'une vie de savant et de prêtre. — L'homme vu par des témoins : M. Fumaroli, P. de Dainville, H.-J. Martin, B. Neveu, D. Buisseret. — D. JULIA, De l'histoire littéraire aux sciences sociales : François de Dainville dans l'historiographie de son temps. — M.-M. COMPÈRE, La postérité du père de Dainville en histoire de l'éducation. — G. PALSKY, François de Dainville et l'histoire de la cartographie, orientations traditionnelles et thématiques nouvelles. — M. HERMANS, s.j., L'usage du Bref discours dans La Naissance de l'humanisme moderne, analyse et raisons d'un abandon. — M. HERMANS, s.j., Le livre liégeois : stratégies éditoriales au début du XVIIe siècle. — C. BOUSQUET-BRESSOLIER, Pédagogie de l'image jésuite : de l'image emblématique spirituelle aux emblemata mathématiques. — S. de DAINVILLE-BARBICHE, A propos de la carte des paroisses jansénistes à Paris en 1739. — L. NUTI, La cartographie jésuite : du plan de quartier à l'atlas du monde. — F. VERGNEAULT-BELMONT, La carte comme langage de réflexion. — M. VENARD, Cartes anciennes de l'église de France, un modèle de recherche. — M. ILLAIRE, Papiers d'ingénieurs aux Archives nationales : méthodologie de recherches sur les ingénieurs des Ponts et Chaussées. — C. SOUCHON, Piou père et fils : deux figures d'ingénieurs des Ponts et Chaussées, d'après les papiers conservés aux Archives nationales. — M. WATELET, Prosopographie des ingénieurs des Ponts et Chaussées exerçant sous l'Empire (1804-1815), à partir de leur œuvre graphique : méthodologie et prospective. — M. VENARD, Postface. — Texte inédit : F.de DAINVILLE, L'institution catholique par les “ lettres d'humanité ” au XVIe siècle.

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14
Lettres familières (1167-1170)

édition et commentaire par Françoise Hudry


Couverture du
                              numéro. Reprenant l'édition de ces lettres anonymes, Françoise Hudry nous propose, au terme d'une minutieuse enquête, de les attribuer à Alain de Lille, ce qui rendrait compte également de l'ancienne identification de celui-ci avec Alain de Canterbury qui fut ensuite abbé de Tewkesburry. Ainsi, interprétées, par une analyse à la fois historique et culturelle, ces lettres contribuent à redessiner une partie de l'histoire culturelle du XIIe siècle : elles élucident des pans d'ombre de la biographie d'Alain de Lille, précisent ses liens avec Pierre de Blois ou Richard de Saint-Victor, éclairent le contexte dans lequel Alain écrivit un De planctu Naturae plein d'amertume ; elles permettent également de mieux comprendre les relations entre différents textes de cette période, suggérant par exemple des rapports subtils et complexes entre la satire de Nigel de Longchamp et l'œuvre d'Alain de Lille… Le dossier est à présent entre les mains des lecteurs, avec le drame humain qu'il desssine, quel que soit le protagoniste.

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La mise en page du livre religieux (XIIIe-XXe siècle)

actes de la journée d'étude de l'Institut d'histoire du livre organisée par l'École nationale des chartes (Paris, 13 décembre 2001)
études réunies par Annie Charon, Isabelle Diu et Élisabeth Parinet


Couverture du
                                numéro. Dans le cadre d'un cycle consacré par l'Institut d'histoire du livres aux problèmes de la « mise en livre », la journée d'étude organisée par l'École des chartes s'est penchée sur le cas des textes religieux. Des manuels de dévotion aux éditions patristiques contemporaines, ce sont des ouvrages très divers qui ont été examinés, à l'exception des Bibles déjà étudiées par Henri-Jean Martin. Les communications, ici réunies, se sont attachées à montrer comment la présentation matérielle des ouvrages, leur structuration, leur illustration témoignent de choix de publics, de projets de lecture et, plus largement, de systèmes de pensée.

A. CHARON, I. DIU, É. PARINET, Avant-propos. — P. PETITMENGIN, Introduction — E. BURY, Les livres de spiritualité traduits de l'espagnol en France au début du XVIIe siècle.— M. ENGAMMARE, Mise en page des calendriers réformés (mi-XVIe – fin-XVIIe siècle). — L. JOCQUÉ, Au service de la science. Quelques réflexions sur la mise en livre des ouvrages d'érudition. — A-F. LEURQUIN-LABIE, Mise en page et mise en texte dans les manuscrits de la Somme le Roi. — I. SAINT-MARTIN, Variations sur le texte et l'image dans les albums et manuels d'instruction religieuse (1800-1914). — Y. SORDET, Controverse, exposé des motifs, cheminement de la conscience repentante : La mise en page de quelques récits de conversion aux XVIIe et XVIIIe siècles.

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12
Ouvrages miscellanées et théories de la connaissance à la Renaissance

actes des journées d'études... (Paris, 5 et 6 avril 2002)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                numéro. La pratique des ouvrages miscellanées ou de « mélanges » n'est pas propre à la Renaissance, mais elle se développe à cette époque en même temps que naît la philologie et qu'apparaissent, avec les nouvelles interprétations des textes canoniques – bibliques, philosophiques, théologiques, politiques, etc. – comme avec la découverte du nouveau monde, de nouvelles constructions de sens et de connaissance, la réorganisation des savoirs. Les miscellanées ressortissent ainsi à des théories de la connaissance. Le développement de l'imprimerie joue un grand rôle dans la diffusion de ce type d'ouvrages. Sans prétendre à l'exhaustivité sur cette question, la journée d'étude de l'École des chartes a eu pour finalité de montrer quelques enjeux d'ouvrages miscellanées majeurs de la Renaissance.

J.-M. MANDOSIO, La miscellanée, histoire d'un genre. – F. LESTRINGANT, Le livre Des inventeurs de Polydore Vergile. – P. GALLAND-HALLYN, Les Miscellanées de Pietro Crinito : une philologie de l'engagement. – T. CONLEY, Un tombeau de mélanges : les « Epistres de l'amant vert » dans le livre imprimés des Illustrations de Gaule et singularitez de Troie (1512-1513). – D. de COURCELLES, Le mélange des savoirs : pour la connaissance du monde et la connaissance de soi au milieu du XVIe siècle dans la Silva de varia lección du Sévillan Pedro Mexía. – A. PERIFANO, La théorie cachée ou de la pratique vulgarisée dans le Compendio de i secreti rationali (1564) de Leonardo Fioravanti. – F. TINGUELY, « Mélanges géographiques » et relativisme culturel. – S. LÓPEZ-RÍOS, Descifar el mundo y entretener al lector : el Libro de las maravillas de don Juan de Austria. – M.-D. COUZINET, Les Essais de Montaigne et les miscellanées. - S. V. ROSE, Saber universal y memoria local : la Miscelánea Austral de Diego Dávalos de Figueroa (Lima, 1602). – C. DEMATTÈ, Mélanges et littérature mêlée : de La Dorotea de Lope de Vega (1632) au Para todos de Juan Pérez de Montalbán. – H. STONE, La compilation du savoir chez Ambroise Paré et dans le Dictionnaire universel d'Antoine Furetière.

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11
Le livre d'architecture, XVe-XXe siècle

édition, représentations et bibliothèques
sous la direction de Jean-Michel Leniaud et Béatrice Bouvier


Couverture du
                                numéro. Il est ici question d'architecture, non pas en tant que construit, mais en tant qu'image, et tout particulièrement en tant que production imprimée de la fin du XVe siècle à nos jours. Le livre d'architecture apparaît dès les commencements de l'imprimerie, peut-être avec la Geometria Deutsch de Matthaüs Roritzer paru à Ratisbonne en 1487-1488. malgré son ancienneté, il n'a pas suffisamment attiré l'attention des historiens du livre. On connaît le British architectural Books and writers (1556-1785) paru à Cambridge en 1990 à l'initiative de Eileen Harris, qui catalogue la production imprimée en Grande-Bretagne ainsi que les éditeurs et, plus ciblé, l'ouvrage collectif paru en 1988 sur les Traités d'architecture de la Renaissance sous la direction de Jean Guillaume. De leur côté, les historiens de l'architecture se sont plus particulièrement intéressés à l'étude des modes de représentation (L'Architecture en représentation, ministère de la culture, 1985). Le présent volume considère le livre d'architecture sous l'angle de l'histoire de l'édition généraliste et spécialisée (conception, production, commercialisation), comme vecteur de la pensée architecturale (par l'élaboration conjointe de l'image et du texte), comme œuvre d'art (livres conçu par les architectes) et de collection. Il fait enfin le point sur trois grandes bibliothèques d'architecture du XIXe siècle.

J.-M. LENIAUD, Introduction. - C. JEANJEAN-BECKER, Les récits illustrés de Voyages pittoresques : une mode éditoriale. - B. BOUVIER, L'édition d'architecture à Paris au XIXe siècle : premier bilan. - M. GLOC-DECHEZLEPRÊTRE, L'imprimeur-éditeur Quantin et l'architecte Édouard Corroyer (1835-1904). - G. GERMANN, Les contraintes techniques dans l'illustration des livres d'architecture du XVe au XVIIIe siècle. - A. BOLTANSKI, Du livre illustré à l'illustration du prince. La somptueuse et magnifique entrée du Tres-chrestien Roy Henri III [...] en la cité de Mantoue, par Blaise de Vigenère (1576). - V. SELBACH, Représentation et interprétation du temple de Salomon dans le bibles illustrées (XVIIe-XVIIIe siècles). - V. HOFFMANN, Résidences mémorables [...], Augsbourg 1731-1740. La représentation de la maison de plaisance Belvedere du prince Eugène à Vienne par Salomon Kleiner. - M. NOELL, Le livre d'architecture de langue allemande dans les années 1920. - C. DE SMET, Livres d'architecte ou livre d'artiste ? La production éditoriale de Le Corbusier après 1945. - C. MASSU, Le rapport image/texte dans The international Style de 1922 de H. R. Hitchcock et P. Johnson (1932). - A. CHARON-PARENT, Enquêtes à travers les catalogues de vente de bibliothèques d'architectes du XVIIIe siècle. La bibliothèque de Jacques-Germain Soufflot. - N. LESQUINS, Les bibliothèques des ateliers d'architecture de l'École des beaux-arts : l'exemple de l'atelier Pontrémoli. - F. DOULAT et C. VENDREDI-AUZANNEAU, Le fonds de livres d'architecture à la bibliothèque de l'École des beaux-arts de Paris au XIXe siècle. Première partie : La bibliothèque et son public. Deuxième partie : La constitution de fonds. - N. GASTALDI, Les livres d'architecture dans la bibliothèque de l'administration des cultes. - J.-D. PARISET, La bibliothèque de la commission supérieure des monuments historiques en 1875 : bibliothèque d'architecture, bibliothèque du patrimoine ? - A. LISKENNE-GEORGEON, Le livre français d'architecture dans les bibliothèques publiques et privées en Allemagne et en Autriche-Hongrie (XIXe siècle). - J.-Y. MOLLIER, Conclusions.

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10
Philologie et subjectivité

actes de la journée d'étude... (Paris, 5 avril 2001)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                  numéro. La naissance de la philologie à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance implique la réorganisation des savoirs : de nouvelles interprétations - bibliques, philosophiques, théologiques, juridiques, politiques - remettent en cause les textes canoniques.
Cette critique des autorités traditionnelles fait accéder le philologue lui-même au rang d'auctoritas. L'entreprise philologique donne lieu à la revendication d'une autonomie créatrice, à l'affirmation de la subjectivité. L'interprétation du texte est désormais aussi une interprétation de soi.

D. de COURCELLES, Philologie, mystique, politique : une histoire inaugurale et quatre moments espagnols. - P. CÁTEDRA, Filología y derecho : subjetividad humanista e identidad política en la obra de Enrique de Villena. - M. ENGAMMARE, Sante Pagnini, traducteur ad litteram et exégète secundum allegoriam de l'Ecriture (1520-1536). - A. VANAUTGAERDEN, Croire à tout, croire à rien : la question du style dans les lettres préfaces d'Érasme à son édition de saint Jérôme (Bâle, Froben, 1516). - V. MELLINGHOFF-BOURGERIE, Autonomie de la pensée et stratégie du " moi " philologique : autour du De conscribendis d'Erasme et de la Declamation des louenges de mariage procurée par Louis de Berquin. - P. HUMMEL, Pour l'amour des mots : la philologie comme mythologie langagière.

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9
La varietas à la Renaissance

actes de la journée d'étude... (Paris, 27 avril 2000)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                    numéro. À la Renaissance, le développement de la philologie instaure la rénovation des savoirs philosophiques et théologiques, les grandes découvertes impliquent de nouvelles représentations du monde et de l'homme, les luttes religieuses déchirent l'Occident, cependant que s'affirment les identités nationales amorçant ainsi le reconfiguration de l'Europe. La notion de varietas apparaît comme un principe majeur des formes nouvelles de pensée, d'écriture et de vie, comme un principe ordonnateur de toute la culture humaniste.
Les analyses présentées ressortissent aux différentes problématiques de l'histoire de la philosophie, de l'histoire de l'art, de la musicologie. Elles mettent en oeuvre des méthodes diverses.

R. MOUREN, La varietas de philologues au XVIe siècle : entre varia lectio et varia lectiones. - J.-M. MANDOSIO, La "docte variété" chez Ange Politien. - I. DIU et A. VANAUTGAERDEN, Le jardin d'abondance d'Erasme. - Y. PAUWELS, Varietas et ordo en architecture : lecture de l'antique et rhétorique de lacréation. - G. GRILLI, Varietas e variato : un percorso tra lettere, narratio e altre invenzioni, passando per Poggio e i libri di Lazaro. - P. Vassali, Dalla varietas alla veritas : da Equicola a Villalon, due modelli a confronto. - M.-D. COUZINET, la variété dans la philosophie de la nature : Cardan, Bodin. - U. LANGER, Variété et prudence dans le traité moral : les OEuvres morales et diversifiées en histoires (1575) de Jean Des Caurres. - D. de COURCELLES, Savoir théologique et expérience mystique : la varietas dans le Cantico espiritual de Jean de la Croix. - F. DOBBINS, La variété dans la musique de la Renaissance.

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8
Les périodiques d'architecture, XVIIIe-XXe siècle

recherche d'une méthode critique d'analyse, journée d'étude du 2 juin 2000...
sous la direction de Jean-Michel Leniaud et Béatrice Bouvier


Couverture du
                                      numéro. Au XIXe siècle, les productions sur l'architecture qui émanent de la presse générale et spécialisée se comptent en millions de volumes et en dizaines de millions d'images. Cette masse énorme d'imprimés a marqué certainement l'art de bâtir, sans qu'on puisse davantage apprécier le phénomène. Elle défie, en effet, la curiosité de l'historien : comment l'exploiter, pour quels objectifs le faire, qu'en retenir ?
Une rencontre de jeunes chercheurs et d'historiens du livre, de la critique d'art et de l'architecture a tenté, lors d'une journée d'étude au Collège de France, de répondre à ces questions. Une conclusion : placer les méthodes quantitatives de l'histoire du livre au service de la problématique et de ses soucis qualitatifs.
Aux actes de cette rencontre a été joint ici le répertoire des périodiques d'architecture en langue française publiés entre 1800 et 1970. Pour la première fois, le chercheur dispose d'une liste de 606 revues : un indispensable outil de travail.

J.-M. LENIAUD, Introduction. - N. SARRABEZOLLES, L'actualité architecturale dans la presse française (1750-1794). - S. LE MEN, La ville vive : les représentations architecturales dans L'Illustration. - M. SABOYA, Remarques préliminaires à une étude du travail sur l'imagination dans la presse architecturale française au XIXe siècle. - R.LEROY, Le comptes rendus bibliographiques dans les Annales archéologiques (1844-1872). - B. BOUVIER, La publicité dans les périodiques d'architecture au XIXe siècle. - A. GOETZ, La place de l'architecture dans la revue L'Artiste (1831-1848). - A. THOMINE, Les tables des matières des revues d'architecture (1850-1900). -Table ronde sur les répertoires de périodiques d'arhcitecture, avec J.-P BOUILLON, F. BARBIER, C. DESSAUX, B. TOULIER, K. NOHLEN, C. FREYGANG et A. GEORGEON. - M. MELOT, Conclusion.

Annexe : B. BOUVIER, Répertoire des périodiques d'architecture en langue française en langue française, publiés entre 1800 et 1970 en France et dans ses anciennes colonies, en Suisse et en Belgique.

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7
La Bibliothèque bleue et les littératures de colportage

actes du colloque... (Troyes, 12-13 novembre 1999)
éd. Thierry Delcourt et Elisabeth Parinet


Couverture du
                                        numéro. Le colloque "La Bibliothèque bleue et les littératures de colportage", qui s'est déroulé les 12 et 13 novembre 1999 à Troyes, a fait la preuve de la vitalité des recherches dans le domaine ouvert il y a près de quarante ans par Robert Mandrou. Qu'il s'agisse de réglementation, d'illustration, de réception ou de contenu, les communications présentées lors de la première journée montrent que les livres bleus suscitent encore beaucoup d'interrogations. Dans sa seconde partie, le colloque s'est attaché à repérer les analogies entre les formes et les thèmes des littératures de colportages qui ont circulé dans les mondes anglo-saxon, germanique, espagnol et portugais. Ainsi, la Bibliothèque bleue se trouve replacée dans l'ensemble plus vaste des littératures de colportage européennes.

T. DELCOURT, Avant-propos. - H. -J. MARTIN, Hommage à Alfred Morin. - R. CHARTIER, La Bibliothèque bleue en son histoire. - J.-D. MELLOT, La Bibliothèque bleue à Rouen : l'émergence d'une production indésirable et très demandée (fin XVIIe-début XVIIIe siècle). - L. FONTAINE, La construction de la confiance dans les réseaux de colporteurs de l'Europe moderne. - H. BLOM, La présence des romans de chevalerie dans les bibliothèques privées des XVIIe et XVIIIe siècles. - S. BAUDELLE-MICHELS, La révolte des Quatre fils Aymon dans les livrets de colportage. - L. ANDRIES, Mélusine et Orson : deux réécritures de la Bibliothèque bleue. - V. MILLOT, La ville à travers la littérature de colportage, XVIe-XIXe siècle. - M.-D. LECLERC, A la recherche du livre perdu : identification de quelques bois gravés dans la Bibliothèque bleue de Troyes. - M. -F. NOËL, Quelques notes de travail sur la Bible et les "Bibles de Noël". - H. BOUQUIN, L'illustration du roman de Mélusine dans la Bibliothèque bleue (XVIIe-début XVIIIe siècle). - E. GAUCHER, La représentation du surnaturel dans les réécritures de Robert le Diable. - L. GUILLAUME, La difficile gestion d'un patrimoine : l'édition troyenne après la Bibliothèque bleue. - B. DAY-HICKMAN, Napoléon Bonaparte : un nouveau saint dans la Bibliothèque bleue ? - J.-P. SEGUIN, "Canards" : une succession ouverte. - J.-F. BOTREL, Une Bibliothèque bleue espagnole ? Les "historias de cordel" ( XVIIIe-XXe siècle). - V. INFANTES, La littérature de "large circulation" dans l'Espagne des XVe-XVIe siècles. - I. MUZART FONSECA DOS SANTOS, L'héroïsme féminin dans la littérature de "cordel" brésilienne. - C. VELAY-VALLENTIN, Les vies singulières du Chat botté en Angleterre : métamorphoses d'un conte de Perrault dans le colportage anglais au XVIIIe siècle. - G. DUVAL, Le colportage banalisé : au fil des rencontres de Thomas Guent (1698-1778), auteur, imprimeur et libraire. - H. -J. LÜSEBRINK, Du Messager boiteux / Hinkende Bote à la Bibliothèque bleue : filiations textuelles et rapports culturels. - R. CHARTIER, Conclusions.

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Fonder les savoirs, fonder les pouvoirs, XVe-XVIIe siècle

actes de la journée d'étude... (Paris, 8 avril 1999)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                        numéro. Du XVe au XVIIe siècle, la mise en valeur des implications concurrentes de philosophies venues de l'Antiquité, la découverte du Nouveau Monde, l'établissement de multiples réseaux de spiritualité, l'application de nouveaux principes dans la vie politique et sociale semblent imposer le pluriel des interprétations. Le recours collectif ou individuel aux textes fondateurs, à l'autorité des récits de fondation, permet l'appropriation ou la réappropriation des savoirs et des pouvoirs, l'affermissement ou la stabilisation, qui n'est jamais dénuée de violence, de nouveaux milieux de savoirs et de pouvoirs.
Les différentes analyses présentées ici permettent, à partir d'études de cas bien circonscrites, de saisir quelques modalités et quelques enjeux importants de la fondation/refondation des savoirs et des pouvoirs aux XVe-XVIIe siècles.

I. DIU, Érasme, du langage aux langues : à l'origine de la fondation des collèges trilingues. - P. BÜTTGEN, Comment faire taire les philosophes ? Théologie et philosophie dans le grand Commentaire de Luther à la Genèse (1535-1545). - M.-D. COUZINET, Machiavel et le récit de la fondation de Rome. - A. PERIFANO, Culture et savoirs dans la construction d'un mythe princier : le cas de Côme Ier de Médicis (1519-1574). - D. de COURCELLES, La Silva de varia lección de l'humaniste sévillan Pedro Mexia, ou l'échec du principe de varietas. - G. MATTHIEU-CASTELLANI, La révision des savoirs et la question de la différence sexuelle. - U. LANGER, Vertus du sujet, vertu du Prince, à l'aube de l'absolutisme en France. - S.V. ROSE, Le marquis de Montesclaros et Pedro de Oña, poète de l'Académie antarctique : un cas de mécénat dans la vice-royauté du Pérou au début du XVIIIe siècle.

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5
Les ventes de livres et leurs catalogues, XVIIe-XIXe siècle

actes des journées d'étude... (Paris, 15 janvier 1998, Villeurbanne, 22 janvier 1998)
éd. Annie Charon et Elisabeth Parinet, collab. Dominique Bougé-Grandon


Couverture du
                                          numéro. Les catalogues de vente publique présentant l'assortiment d'un libraire, l'ensemble d'un fond d'imprimeur ou de libraire ou encore le contenu d'une bibliothèque privée, sont une source essentielle de l'histoire du livre. Ils permettent d'étudier les courants de circulation et les pratiques commerciales. Ils sont aussi riches d'enseignements pour l'histoire de la lecture et du goût.
Les deux journées d'études dont est issu ce volume, organisées l'une par l'École nationale des chartes, l'autre par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB), s'articulent autour de trois axes : dresser une typologie des catalogues ; illustrer la richesse de ces documents et leurs limites à travers diverses approches critiques ; esquisser le bilan et les perspectives de leur recensement en France et en Europe.

A. CHARON, Avant-propos. - O.S. LANKHORST, Les ventes de livres en Hollande et leurs catalogues (XVIIe et XVIIIe siècles). - D. VARRY, Les ventes publiques de livres à Lyon aux XVIIe et XVIIe siècles et leurs catalogues. - G. MANDELBROTE, La nouvelle édition de G. Pollard et A. Ehrman, The Distribution of Books by Catalogue... - F. BLÉCHET, Quelques grandes ventes et la politique d'acquisition de la Bibliothèque du Roi. - Y. SORDET, Source bibliographique et modèle bibliophilique : le recours au catalogue de vente, de G. Martin à S. de Ricci. - N. MASSON, Typologie des catalogues de vente. - M. MARION, Collectionneurs et collections de livres à Paris au XVIIIe siècle. - La bibliothèque de Crébillon, deux approches : J. VIARDOT, Approche " bibliophilique " ; C. VOLPILHAC-AUGER, Crébillon lecteur ? - T. BODIN, Les grandes collections de manuscrits littéraires. - C. VOLPILHAC-AUGER, L'esprit des livres (faisons un rêve...). - D. BOUGÉ-GRANDON, Vers la création d'une base de données des catalogues français ?

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4
Des femmes et des livres

France et Espagnes, XIVe-XVIIe siècle, actes de la journée d'étude... (Paris, 30 avril 1998)
réunis par Dominique de Courcelles et Carmen Val Julián


Couverture du
                                            numéro. Au centre de la journée d'étude "Des femmes et des livres" se trouve la question de l'appropriation des livres par les femmes. Les analyses de nature sociologique, qualifiant les livres en tant que productions culturelles à partir de l'identité non seulement sociale mais "générique" de leur public, y croisent les études visant à cerner la signification des livres à partir de leur fonctionnement linguistique et littéraire.
Les études de cas alternées avec les approches synthétiques soumettent à des éclairages divers, sur une période de quelque trois siècles, les domaines de la France, de l'Espagne et de la Nouvelle-Espagne, et l'ensemble de la chaîne de production littéraire, de l'auteur et de l'imprimeur-libraire jusqu'à la bibliothèque, au lecteur et à la lectrice.

Bibliothèques de femmes, identités sociales et génériques : P.M. CÁTEDRA, Lectura femenina en el claustro (España, siglos XIV-XVI). - M. RAMOS MEDINA, Bibliothèques et lectures de femmes en Nouvelle-Espagne. - A. GUILLAUME-ALONSO, Des bibliothèques féminines en Espagne (XVIe-XVIIe siècles) : quelques exemples.
Un espace féminin des livres et de la lecture ? M. ZIMMERMANN, Querelle des Femmes, querelle du livre. - D. de COURCELLES, Recherches sur les livres et les femmes en Catalogne aux XVe et XVIe siècles : figures de lectrices.
Condition et comportements féminins dans les métiers du livre : J. BALSAMO, Abel L'Angelier et ses dames : les Dames des Roches, Madeleine de l'Aubespine, Marie Le Gendre, Marie de Gournay. - A. PARENT-CHARON, A propos des femmes et des métiers du livre dans le Paris de la Renaissance. - M. SIMONIN, Trois femmes en librairie : Françoise de Louvain, Marie L'Angelier, Françoise Patelé (1571-1645).

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3
Le pouvoir des livres à la Renaissance

actes de la journée d'étude... (Paris, 15 mai 1997)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                                numéro. Les actes de la journée d'étude "Le pouvoir des livres à la Renaissance", tenue à l'École des chartes dans le cadre du cycle "Textes littéraires et sociétés, XVe-XVIIIe siècle", visent à mettre en lumière des relations et des enjeux de pouvoir multiples, dont le livre est le centre : l'attitude des pouvoirs face au livre et à sa prolifération, les pouvoirs occultes prêtés au livre, le livre comme instrument du pouvoir ou comme contre-pouvoir...
Les huit contributions ici réunies, couvrant divers domaines géographiques, de l'Europe occidentale à l'Amérique latine, croisent des perspectives aussi bien littéraires et sociales qu'anthropologiques, politiques et théologiques.

F. BARBIER, La ville, le prince et la bibliothèque : espaces, savoirs et pouvoirs dans l'Europe de la Renaissance.- F. DELPECH, Grimoires et savoirs souterrains : éléments pour une archéo-mythologie du livre magique. - B. PINCHARD, "Ainsy que une religieuse caballe" : figures et usages du livre chez Rabelais. - I. DIU, Enjeux de pouvoir dans la république des Lettres : préfaces et dédicaces d'Érasme pour ses éditions et traductions d'oeuvres classiques et patristiques. - J. BALSAMO, "Un livre écrit du doigt de Satan" : la découverte de Machiavel et l'invention du machiavélisme en France au XVIe siècle. - C.VAL JULIÁN, Surveiller et punir le livre en Nouvelle-Espagne au XVIe siècle. P. BÜTTGEN, Luther et les livres des autres : fonction du paratexte et statut du livre dans la pensée du Réformateur. - D. de COURCELLES, Le livre, le feu et le temps : la Confesión de un pecador du Sévillan Constantino Ponce de la Fuente, brûlée en 1560, et l'Histoire des martyrs du Genevois Jean Crespin (1608).

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2
Traduire et adapter à la Renaissance

actes de la journée d'étude... (Paris, 11 avril 1996)
réunis par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                                  numéro. Le mouvement de diffusion et de circulation des textes a donné lieu, pendant les XVe et XVIe siècles, à un élan sans précédent de traduction et d'adaptation : les oeuvres antiques récupérées sont sujettes à de multiples modes d'appropriation, et celles des modernes, en un temps d'essor des idiomes nationaux, cherchent leur voie entre les marchés géographiquement circonscrits de l'édition vernaculaire et une circulation internationale qui ne saurait faire l'économie du latin.
Les actes de la journée d'étude "Traduire et adapter à la Renaissance", tenue dans le cadre du cycle annuel "Textes littéraires et et sociétés, XVe-XVIIIe siècle", explorent le destin des textes à travers les avatars auxquels les soumettent l'humaniste, le traducteur, le disciple, l'éditeur, le plagiaire et le public ; au-delà, ils mettent en relief la réflexion qui se fait jour à la Renaissance sur les rapports de la langue et du texte, d'un objet et d'un instrument, qu'il s'agit de perfectionner sans cesse : la traduction n'est pas seulement le lieu où l'on s'approprie le savoir d'autrui mais aussi la palestre où la langue, par la confrontation, s'étoffe et s'assouplit.

F. MARIANI ZINI, Langue et traduction de la poésie chez Politien : Doctaque me triplici recinet facundia lingua. - F. GÉAL, Enjeux idéologiques de la traduction au XVIe siècle : l'exemple d'une des premières versions en castillan des Colloques d'Érasme. - C. VAL JULIÁN, Traduire au Nouveau Monde : pratiques de la traduction en Nouvelle-Espagne au XVIe siècle . - J. BALSAMO, Traduire de l'italien : ambition sociales et contraintes éditoriales à la fin du XVIe siècle. - D. de COURCELLES, La Silva de varia lección de Pedro Mexía (Séville, 1540 ; Paris, 1552) : traduction et adaptation en Espagne et en France à la Renaissance. - M. H. SMITH, Points de vue et images du monde : anamorphoses de textes géographiques, de Strabon à Giovanni Botero.

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Littérature et exotisme

(XVIe-XVIIIe siècle)
conférences réunies par Dominique de Courcelles


Couverture du
                                                    numéro. Le croisement de l'érudition historienne avec une analyse rigoureuse des textes littéraires permet d'éclairer l'une par l'autre l'histoire littéraire et l'histoire sociale ; la littérature, envisagée comme "document", dévoile les positions politiques, éthiques et religieuses des individus et des groupes dans un espace et dans un temps déterminés. Tel est le propos du cycle "Textes littéraires et sociétés, XVe-XVIIIe siècle", dans le cadre duquel l'École nationale des chartes souhaite offrir un lieu de rencontre et d'échange à des chercheurs venant de traditions scientifiques différentes.
Le premier volume des Études et rencontres de l'École des chartes comprend quatre conférences de ce cycle, prononcées au cours de l'année 1994-1995, sur le thème "Littérature et exotisme", par Frank Lestignant, Laura Alcoba, Michèle Longino et Barbara Vinken. Ces études visent à mettre à jour quelques-uns des ressorts idéologiques d'une topique, celle de l'ici et de l'ailleurs, du semblable et du différent. Elles balisent un large champ, de Rabelais à Rousseau en passant par Corneille et l'anonyme Viaje de Turquia, de l'empire ottoman à la "France Antarctique" et jusqu'à l'île de Nulle Part.

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