publié le 4 janvier 2011
Depuis plusieurs décennies, les études de diplomatique ont été mises au service d’une histoire culturelle et politique au sens large qui intègre, aux côtés des œuvres écrites plus « littéraires », la production de l’« écrit documentaire ». La rédaction et la validation des traités constitue à cet égard un outil de mesure d’une culture européenne de l’écrit. Les divers états de la genèse du texte invitent ainsi à revisiter une composante essentielle de la négociation diplomatique : la recherche du meilleur accord possible, dans des termes acceptés et partagés par tous. Par nature fruit d’une collaboration, d’une relecture partagée, d’une application normalement consentie, les traités sont nécessairement le résultat d’un dialogue, d’un compromis. Assiste-t-on, dans le contexte de l’émergence de l’État moderne dont les traités sont aussi la manifestation, à la convergence de modèles ou au contraire à une dissolution des modalités pratiques d’écriture, encore largement communes à l’Europe occidentale et centrale à l’époque médiévale ?
Vendredi 28 janvier 2011
Grande salle de l’École des chartes
19, rue de la Sorbonne
Paris 5e
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