Collections de la bibliothèque

Si l'École des chartes a été créée en 1821, il faut attendre l'ordonnance du 31 décembre 1846, réorganisant l'École après son installation dans des locaux lui appartenant en propre, au palais des Archives, pour voir mentionner l'existence d'une bibliothèque, rassemblant des ouvrages et des recueils de fac-similés. Des deux pièces exiguës attribuées alors à l'École en l'hôtel Soubise, l'une est réservée à la bibliothèque.

En 1897, l'École déménage rue de la Sorbonne, dans ses locaux actuels. Les collections de la bibliothèque rejoignent les rayonnages sur lesquels elles n'ont cessé de se développer depuis. En 1920, la gestion est confiée au secrétaire de l'École, secondé par un gardien. Depuis, le personnel est devenu plus nombreux et spécialisé sans que la bibliothèque perde son identité première.

Inscrite dès l’origine au cœur des espaces de l’École, la bibliothèque a toujours été étroitement associée à la politique de l’établissement en matière d’enseignement et de recherche : ses collections se sont formées dès le départ autour des enseignements de l'École, les acquisitions étant renforcées par des dons successifs. Ainsi, le classement de la bibliothèque reflète fidèlement les matières faisant l'objet d'un enseignement à l'École : son fonds est plus particulièrement développé en sources de l'histoire de France, paléographie, philologie latine et romane, histoire du livre, bibliographie et codicologie, histoire du droit et archéologie ; il est essentiellement centré sur la période médiévale et sur les éditions de sources. En outre, sans prétendre rivaliser avec d'autres bibliothèques spécialisées, la bibliothèque de l'École fournit néanmoins aux élèves de l'établissement les principaux instruments de travail et usuels pour les périodes moderne et contemporaine.

Ses collections de plus de 150 000 volumes sont offertes à une communauté scientifique qui ne cesse de s’élargir. Elles sont accessibles par le biais de son catalogue, disponible sur le site web de l’École et sur des catalogues collectifs nationaux, témoins de sa participation à des réseaux d’envergure nationaux et internationaux.

La bibliothèque s’inscrit en outre dans une logique de partenariats, dont certains sont essentiels :

  • avec l’Institut national d’histoire de l’art se poursuit depuis plusieurs années une coopération autour du projet de rassemblement au sein du quadrilatère Richelieu des bibliothèques d’art parisiennes ;

  • avec les bibliothèques de la Montagne sainte-Geneviève, et plus particulièrement la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, se développe une collaboration centrée sur les ressources en histoire ;

  • avec le pôle d’histoire médiévale de Poitiers, notamment la bibliothèque universitaire et le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, se tissent des liens et des échanges étroits.