publié le 30 avril 2009
Schismes, dissidences, oppositions : la France et le Saint-Siège avant Boniface VIII.
6e rencontre de la Gallia pontificia.
Table ronde coorganisée par l’Institut historique allemand à Paris et l’École nationale des chartes le 29 mai 2009 à Paris.
Depuis le XIXe siècle, les catholiques français appellent leur pays la Fille aînée de l’Église. Déjà au Moyen Âge, c’est-à-dire à partir de la réforme grégorienne, l’Ecclesia gallicana était l’appui fondamental de la papauté. En cas de schisme, c’étaient les candidats en faveur desquels se prononçaient l’Église de France et le roi capétien qui l’emportaient. Or, on néglige trop souvent les dissidences qui s’élevaient derrière cette façade de bonne entente : les concessions faites en 1111 par Pascal II à Henri V (privilège de Ponte Mammolo) furent refusées avec véhémence par le clergé français ; l’antipape Anaclet II trouva des partisans au sud de la Loire même après que Louis VI et Lothaire III eurent reconnu Innocent II ; Eugène III, voulant faire réformer Sainte-Geneviève de Paris par les Clunisiens, n’arrivait pas à s’imposer contre Suger qui y introduisait les Victorins. La Table ronde a pour but de dégager ces dissonances et de dessiner une image plus nuancée des relations entre la France et la Curie romaine.
Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre de la nouvelle question d’histoire du
Moyen Âge inscrite au programme de l’agrégation et du CAPES d’histoire et de géographie.
Les propositions de communication (une page maximum) devront être adressées avant
le 15 mars prochain à Rolf Große (rgrosse@dhi-paris.fr) et Bernard Barbiche
(sb.barbiche@free.fr).
Document Annexe :